The Cornucopia : Forum RPG Hunger Games

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 La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]

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Eden E. Milroch

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Eden E. Milroch


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MessageSujet: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 19 Jan - 0:44


Spoiler:
 

On se raconte nos vie. On échange librement... Sans crainte de nos paroles. Je me livre à lui comme s'il est mon confident, mon journal intime. Celui que je n'ai jamais eu. Je lui raconte mon enfance - entre autres, les douze années qui font office de passé. Je lui parle de ma famille, aimante, toujours souriante même dans la plus terrible des épreuves. Je lui raconte avec passion et grand éclats de rire, mes ruses de garçon manqué avec ma sarbacane. J'aurai aimé en posséder une... Mais je n'ai que des armes dangereuses, que des armes qui piques, qui tranchent, ou qui tue. Une sarbacane c'est dangereux, oui mais ça ne tue pas ! Même si, dans de tels jeux, ma petite arme de pacotille n'aurait pas été d'une précieuse aide... Enfin voilà. On parle, on parle. Le temps passe et les secondes s'écoulent. La chaleur n'est plus notre unique pensée, ni Nathan, ni les autres tributs, ni les Hunger Games.

Et puis James tombe sur le sac ! Enfin, il le déterre tellement il bouge ! Mon dieu, n'a-t-il déjà pas si chaud qu'il doit encore gigoter dans tout les sens ? La trouvaille du sac est inopinée. On y trouve de l'eau, chose dont nous avions absolument besoin ! C'est étonnant comme la chance est de notre côté ! C'est surprenant et en même temps, ne l'est-elle pas jusqu'à présent ? Deux carrières morts avant de les croiser. Un autre blessé et hagard. Et une alliance des plus enrichissante et fraternelle. Je bois dans une des gourdes goulument, tandis que James fait de même, je pense. L'eau est si bénéfique, si fraiche, si vivifiante. Je me sens renaitre ! Dans le sac, il y a même quelques gâteaux ! J'en dévore quelqu'un, oubliant carrément que l'instant d'avant j'avais tout rejeté de mon estomac. C'est fou ce que ça fait un bien fou ! J'ai presque l'impression d'être rentrée chez moi... Mais James me ramène brutalement à la réalité. Il enterre des armes, n'en gardant que quelques unes. Le strict nécessaire en gros... Oui, un combat à mort nous attends. Il est juste là, à l'horizon...

Nous sommes dans une bulle. Une bulle de paix où rien ne nous dérange. Il n'y a plus cette soif qui nous menace de nous tuer. Il n'y a plus ce soleil qui tape si fort que nos crânes tambourinent dans nos tympans. Il n'y a plus cette faim omniprésente qui fait grommeler nos estomacs et diminuer nos forces. Il n'y a plus ces foutus jeux qui veulent notre peau à tous ! Non.
Il n'y a plus que James et moi.
Moi et James.
Et nos voix.

Et le grondement qui fait s'envoler quelques vautours loin de la corne. Ce même grondement qui envahit - à ce qu'il me semble - toute l’arène entière. Ce même grondement qui fait monter la peur dans mon sein. Celui-là même qui me fait paniquer.

Je me lève d'un bond. La tête me tourne mais je n'ai pas le temps pour de telles sottises : oui je me suis levée trop vite, oui petite tête tu ne comprends pas, oui petit corps épuisé la fin est proche.
Le temps nous est précieux puisqu'il nous est compté. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que c'est l'heure. L'heure pour nous. L'heure du final. L'heure où tout sera enfin terminé. J'ai peur, je l'avoue. Mais ma peur se transcende en adrénaline. Adrénaline qui me donne des ailes ! Je récupère nos affaires éparpillées et je regarde autour de moi, à l'affut. Il y a ce bruit... Comme si tout se cassait. Comme si l'arène s'écroulait... Je n'arrive pas à me l'expliquer mais j'ai cette envie de prendre mes jambes à mon cou qui me taquine l'esprit. Si les oiseaux s'envolent loin de leur futur buffet : nous, c'est qu'il doit y avoir un gros problème, non ? Alors, le tout étant de savoir de quoi il en retourne.

"James..." commencé-je "...Je crois qu'on y est."

Je sais qu'il m'a compris. Il nous en faut peu pour nous comprendre : un regard, une mimique, une posture et on sait ce que l'autre veut nous dire. C'est instinctif... Comme si James était de ma famille depuis toujours !
A peine ai-je dis ces mots que les abords de la Corne d'Abondance semblent disparaitre littéralement. Le sable glisse sous mes pieds. Il fourmille, comme si possédé par je ne sais qu'elle puissance divine, il s'enfuyait loin de nous.

Peu à peu que les minutes s'enfuient, elles aussi, je m'aperçois qu'il ne reste plus grand chose de la corne d'Abondance telle que nous l'avions connu trois jours plus tôt. Il manque une bonne partie, même s'il nous en reste une bonne autre. Un cercle semble se former. Un cercle qui rétrécie au fur et à mesure que le reste se disloque sous mes yeux ébahies. Mon dieu... On va tous mourir !!! La panique me submerge ! Tout n'est plus que chaos.

Comme mué par une force, je prends la main de James et je me met à courir, l'emportant avec moi. Vers où le sol semble le plus stable, je m'arrête. Là, le sable ne semble pas s'évaporer sous nos chaussures. Je fais un tour sur moi-même tentant de comprendre ce manège... Au sud, au nord, à l'ouest et à l'est, de grandes volutes de sables se lèvent, menaçant la corne d'un mur ravageur. Et puis là, au loin, j'aperçois des formes humanoïdes. Elles se détachent de ce bloc de sable. Mes doigts se crispent sur ma lance au point de m'en faire mal. Je sais ce qui vient. Je le sais et j'ai peur. Mais je suis prête. Je suis armée, revigorée, prête à tout ! Le sang bat dans mes oreilles, vibre dans mes veines. Mon cœur exulte du sang bientôt versé.

La mort arrive.


Dernière édition par Nat Curtis le Sam 19 Jan - 17:49, édité 1 fois
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James F.Lane

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 19 Jan - 17:43

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Suite à la découverte du sac, on était rassasiés pour le grand final. Car oui les juges n'ont pas voulu faire durer le suspens plus longtemps et ils ont déclenché une sorte de piège géant dans toute l'arène. Ou alors ils font tout ça pour que les quatre tributs se retrouvent dans un même endroit pour être obligé de s’entre-tuer ensuite et donner du spectacle aux gens du Capitole. Je vais être encore obligé de tuer, d'avoir d'autres morts sur la conscience. Je n'ai jamais voulu vivre en tant que meurtrier, en fait je n'aurais jamais pensé qu'un jour, j'aurais été obligé de tuer pour sauver ma propre vie. Le fait d'avoir parlé de mon District et de ma famille à Nat, ça me donnait encore plus envie de rentrer chez moi, en vie. De continuer à vivre tranquillement, comme avant, même si je sais qu'au fond ça sera différent mais je ferais semblant d'être souriant, d'aller bien pour ne pas blesser ma famille, pour ne pas les faire culpabiliser de n'avoir rien pu faire pour m'empêcher de participer aux Hunger Games mais au moins je serais chez moi et en sécurité.

Mais le grondement presque assourdissant qui résonnait dans tout le désert me ramenait à la réalité. Rien n'est gagné, loin de là. Nat et moi sommes loin de rester en vie encore longtemps. Je pense, non j'en suis même sur, que la pire journée n'est pas celle d'hier avec la tempête mais c'est celle d'aujourd'hui. C'est maintenant que tout va se jouer. Le sable était comme aspiré vers l'horizon, vers un grand trou qu'on pouvait commencé à apercevoir au loin. J'avais la gorge et l'estomac nouait par la peur et mes jambes se mettaient à trembler. Je tentais de cacher mon angoisse du mieux possible mais je pense que c'est rater. Est ce qu'on va tous se faire aspirer par ce grand trou noir là bas au fond et les juges n'en garderont qu'un qui sera le gagnant ? Est ce que je peux pleurer ? Oui car la seule chose qui me passe à l'esprit la maintenant c'est pleurer, pleurer comme un gros bébé qui à perdu sa maman.

"James... Je crois qu'on y est."


Nat avait aussi peur que moi, ça s'entendait dans sa voix. Je ne pouvais pas faire mieux que de lui répondre par un petit « Oui. ». C'est dingue comme je deviens un gros lâche quand j'ai peur parce que là j'ai envie de me planter un couteau en plein cœur pour ne pas être obligé de subir ce que les juges nous ont concocté. Mais encore une fois et même avec tout ce que j'ai vécu, la mort continue de me faire peur. Les minutes passent et l'arène se rétrécit de plus en plus. Seul au niveau de la corne d'abondance, le sable ne s'évapore pas. On va mourir, c'est fini j'en suis sur. J'ai échappé trop de fois à la mort pour que celle ci ne soit pas la bonne. J'ai pas envie de mourir, j'ai pas envie de voir Nat mourir. J'ai envie qu'elle vive encore longtemps. En plus, elle a une famille aimante. A l'idée de l'imaginer morte, j'étouffais un sanglot. Comment est ce que je peux m'imaginer une chose pareille ? Peut être que c'est pour me préparer au pire. Je pourrais me sacrifier pour elle. J'allais me tourner vers elle, lui faire mes adieux comme un débile mais elle me tira par la main et on s'arrêta à l'endroit où le sable de s'évapore plus.

Donc on allait rester là à attendre ? A attendre la mort après trois jours à se battre, à essayer de survivre ? Je serrais mon épée dans ma main et je touchais ma ceinture pour m'assurer que mes deux couteaux étaient toujours là. Non James, ne baisse pas les bras. Continue de te battre pour Nat, pour ta famille, pour ton District mais ne baisse pas les bras. Je soufflais un bon coup pour me donner du courage et essayer d'évacuer ma peur. Ils nous restaient plus qu'à attendre les deux autres tributs. De toute manière, ils ne pourront pas nous prendre par surprise car l'arène se réduit vers la corne donc vers nous, on les verra arriver et on les attendra, prêts à se battre.

«  Tiens toi prête Nat. On va rentrer chez nous. » Dis-je d'une voix encourageante. 

"On" va rentrer chez nous. Ça sonne tellement faux puisqu'il n'y aura qu'un seul gagnant.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 19 Jan - 20:02


Le sol se dérobait sous nos pieds. Tout s’effondrait, tout disparaissait. J'en venais presque à penser que c'était une bonne chose : détruire l'objet de nos souffrances... Enfin, ça aurait été le cas si on ne me menaçait pas de mourir avec. Alors je courrais, je courrais à en perdre haleine vers la seule partie de l'arène qui semblait sauve. Olympe nous avait dirigées vers la bonne direction. Il fallait maintenant arriver au bout de ladite direction. Je voyais ma vie défiler devant mes yeux. La peur et l'adrénaline me submergeaient toute entière. Et malgré la destruction de l'arène, la chaleur continuait ses ravages, ce qui n'arrangeait pas du tout, mais alors pas du tout notre cas. Je transpirais à grosses gouttes et mon souffle était court, cependant l'instinct de survie m'intimait de ne pas m'arrêter. Je voulais vivre.

Là-bas, au bout de ce monde en lambeaux, se trouvait très probablement les deux tributs restants... Le sang allait bientôt être versé. Ce jeu macabre prendrait bientôt fin. Toute cette souffrance s'éteindrait avec les trois dernières âmes réclamées par le Capitole. Qu'allais-je faire ? Je n'en savais trop rien. Deux contre deux, c'était jouable. Mais avec Olympe... Serait-elle seulement capable de menacer quelqu'un ? Instinctivement, j'abaissais ma main droite au niveau du petit couteau accroché à ma ceinture. Avec un peu plus de conviction je me répétais en boucle qu'on devait gagner. Oui ! On devait gagner et on allait gagner. Par la même occasion, j'éludais complètement le fait qu'il n'y aurait qu'un seul vainqueur. Je préférais ne pas y penser.

Au loin, je voyais les silhouettes se dessiner progressivement. Les silhouettes de nos deux adversaires. Étions-nous donc voués à nous entretuer ? Tuer des gens hostiles ou que je ne connaissais pas ne me ferait ni chaud ni froid. Mais Olympe... Après ces heures passées ensembles (même si je n'avais pas toujours été très agréable), je n'étais définitivement plus capable de lever le petit doigt sur elle. Ça avait été l'une des rares personnes à être venue vers moi. Pour l'heure, je décidais de me focaliser sur les "gens hostiles et que je ne connaissais pas". Ma peur vrombissait mais j'aimais à penser que mon envie de gagner surplombait cette peur. Cette peur qui me rongeait comme de la rouille rongerait un morceau de métal. Finalement, le sol se stabilisa et mes jambes arrêtèrent de courir sans même que j'eus à faire la demande. J'essayais de reprendre convenablement mon souffle après ce marathon fusionné avec une course de vitesse à travers le désert.

Je relevais la tête. A une douzaine de mètres de moi à peine se trouvait les deux tributs restants. La fillette du sept... Nat il me semblait ? C'était donc elle qui avait survécu jusqu'ici. Puis un gars, celui du douze ou du onze... Je ne savais plus trop. Et à vrai dire, je m'en fichais comme de ma dernière paire de chaussettes. Mon visage était neutre. Neutre et fatigué. Et eux, visiblement, n'avaient pas eu à faire tant d'efforts pour arriver jusqu'ici. Ma gorge était sèche. La destruction de l'arène m'avait prise de court et récupérer de l'eau n'était plus qu'un rêve lointain. Je plaçais ma main sur ma gorge comme si je croyais que ça allait m'aider à reprendre mon souffle plus vite. Mais mes yeux restaient vissés aux deux qui nous faisaient face. J'attendais. J'attendais que le glas de la trêve apparente retentisse, que quelqu'un se lance en premier. Les réactions n'allaient pas se faire attendre longtemps. J'en étais persuadée.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeDim 20 Jan - 23:36

Courir. C'est tout ce qui importe. Après la course contre la mort d'hier, nous en avons une autre aujourd'hui. Hier c'était une tempête de sable, et à côté de ce a quoi nous avons le droit aujourd'hui, soit carrément au monde qui s'écroule, ce n'était qu'un petit échauffement. Quoi qu'il en soit je n'aurais jamais autant couru de ma vie. Je me suis toujours considérée comme une jeune fille posée et qui appliquait cette vieille maxime "rien ne sert de courir, il faut partir à point" Du coup c'est comme si je ne faisait que ça dans cette arène. Et pour une fille aussi peu sportive que moi, c'est pas du plus facile. Après avoir couru 10 minutes, j'ai l'impression que je vais mourir. Mon souffle devient court, c'est comme si mon cœur allait sortir de ma poitrine et que mes jambes n'allaient plus me porter. Mais pourtant je le dois. Je ne dois pas ralentir Charlie, alors je continue en essayant de penser à autre chose. La peur mélangé à l'adrénaline et à la fatigue me donne des ailes et la force de continuer.

Enfin la corne d'abondance est en vue et je suppose que c'est là qu'ils veuillent que nous allions. Je suppose que c'est là que nous devons mourir. Une image fugitive me reviens en mémoire et j'espère soudain que les deux têtes ont disparues, qu'elles ont été enlevée durant les deux nuits qui se sont écoulées car je ne supporterais pas de les revoir. Charlie s'arrête soudainement de courir et je l'imite. Apparament le sol ne s'effondre plus dans l'immédiat, nous pouvons enfin arrêter de courir et je ne cacherais pas que je n'en peux plus. Mais fasse à nos adversaires il ne faut pas montrer nos faiblesses. Enfin ils vont bien la voir. Après de longues et pénibles respirations, je lève la tête pour voir qui sont les deux derniers survivants. Je m'attendais à voir les deux carrières, celui du 1 et Nathan. Mais il n'en est rien. C'est un blondinet et la petite Nat. Oh mon dieu... Rien de ce a quoi je m'attendais. Ils n'ont pas l'air épuisé eux, ce qui sans doute signifie qu'ils étaient déjà là et qu'ils ont tué les deux carrières. Dans ce cas là cela signifie qu'ils sont plus redoutables que ce que nous pensons. Mon coeur se serre en pensant à Nathan qui est parti rejoindre Loki. Mais bientôt je le sens je les rejoindrais tout les deux. Nous nous défions du regard pendant quelques minutes, personne ne prenant la parole, personne ne bougeant. La tension est palpable et je ne sais pas quoi faire. Je suis perdue et je lance un regard furtif à ma voisine qui a elle aussi les yeux rivés sur les deux d'en face. On se croirait dans un western. Et maintenant? Qu'est-ce qu'il va se passer? Qui sera le plus rapide pour tirer? Pour ma part, je n'ose même pas ne serait-ce qu'ouvrir la bouche tant elle est sèche et je me doute que le moindre son vibrerait terriblement. La seule question qui tourne en boucle dans ma tête c'est "Et maintenant?"
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Eden E. Milroch

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeLun 21 Jan - 11:47





James me dit quelque chose. Je n'entends pas. Mes oreilles bourdonnent tellement fort que tout autre son m'est difficile à entendre. Je ne comprends pas ce qu'il me dit mais je hoche la tête tout de même. Un petit signe d'approbation. Surement me dit-il que c'est la fin... Je le sais. On est au terme de notre voyage. Au terme de notre vie. Si courte et si intense. Aujourd'hui, nous allons mourir. Aujourd'hui, s'achève notre épreuve. Enfin ! Je prends distraitement le filet de mon sac...

Je ne sais pas si c'est la peur ou la rage qui me pousse à les regarder arriver. Je ne baisse pas mon regard. Oui trois d'entre nous va mourir. Oui, j'en ferai parti ! Et vous deux aussi... Toi, la fille qui nous regardait aux entrainement avec cet air si impassible. Comme si nous n'étions que des pions et pas toi ! Et toi aussi jeune et innocente Olympe. Je me souviens de son prénom, chose étrange. J'ai un pincement au cœur. C'est un deux contre deux qui va se jouer ? C'est vraiment la fin ? Nous n'allons pas nous réveiller de ce cauchemar ? Ce n'est pas une sombre blague ? Non, vraiment ?...

J'ai de la peine. De la peine pour elles deux. Elles qui ont tout de même réussi à rester en vie, tout comme nous ! Elles qui ont du courir pour échapper à l'ensevelissement ! Elles qui semblent si épuisées... Elles qui sont à ce jour, nos ennemies. Le sont-elles vraiment ? Ne pouvons-nous tous pas jeter nos armes ? Et refuser de nous battre ? Certes, ils nous tueraient... Mais, au moins, nous n'aurions pas joué à leur jeu débile ! Nous mourions avec honneur ! Ne pouvons-nous vraiment pas ?...

Toutes ces questions me tourmentent. Que faisons-nous ? Elles sont juste là, en face de nous... Je ne sais pas quoi faire. Je suis perdue. Pourquoi ?!!! Pourquoi ?!! POURQUOI !!? J'aimerais me cacher sous ma couette, comme lors d'une tempête. J'aimerais fermer les yeux si fort pour ne jamais les rouvrir sur cet instant si présent. J'aimerais être partout sauf ici !!! Mais je dois tenir bon ! Petit Nat, ne vacille pas... Pense à tes parents... Pense à ta famille... Pense à Michou... Pense. Oui, je pense. Mais je ne pense pas être capable de les tuer ! Je ne pense pouvoir les achever comme ça, sans être tourmentée. Je n'en suis pas capable ! Je ne suis qu'une gamine de treize ans ! Je suis innocente - enfin, je l'étais jusqu'à présent. De l'extérieur, je suis d'un calme impérial. Intérieurement, la bataille fait rage. Vivre ou mourir. Vivre et tuer ou mourir et être tuée ? La question ne devrait même pas se poser... Malheureusement, elle se pose. Elle me questionne, elle me fait vaciller, elle me tourmente, elle me pousse, elle me fait tanguer. Réalité ou pas réalité ? Suis-je vraiment ici ? Est-ce vraiment moi ? Est-ce vraiment la fin ?...

Des larmes glissent sur mes joues rougies par le soleil et la chaleur environnante. Je ne dois pas montrer mes faiblesses, je le sais bien. Mais... C'est plus fort que moi ! Ma main tremble faisant trembler ma lance. BORDEL !
Ne pouvons-nous pas sauter cette séquence ? Hop, chapitre suivant ? Le générique et fin du film ? Non ? Ah oui, c'est vrai, nous ne sommes pas dans un film... Oh mon dieu... Je ne veux pas tuer. Et je ne veux pas qu'il meurt. Je suis confrontée à tant d'émotion à la fois : la peine, la colère, le désespoir, l'abandon de soi, l'affection, l'agitation, l'angoisse, l’appréhension, la confusion, la frayeur, le regret, la terreur...

Pourtant, c'est un grand vide qui vient emplir mon cœur.
Que désires-tu le plus, petite Nat ? Qu'est-ce qui t'a fait avancer jusque là ?

"James"

Je répond à voix haute. Je brise ce silence si oppressant sans m'en rendre compte. C'est ainsi... Ma voix trahi un calme qui m'est étranger. J'ai la réponse à ma question. Je sais quoi faire. Je ne jette même pas un regard à James. Je sais qu'il est prêt. Enfin, je l'espère. D'un même pas, nous avançons d'un même pas vers les deux autres.

Je vois leur visage. Je discerne leurs traits. La fatigue, l'appréhension, la peur ? Oui sûrement... Je ne pense pas qu'elles s'attendaient à nous voir. Elles doivent nous prendre pour des assoiffés de sang. Ce n'est pas plus mal ! Nous, nous ne désirions rien de tout cela ! Nous ne sommes tous que des gosses. Des petits enfants ignorants qui n'auraient jamais dû avoir à subir de telles épreuves. Que ça soit Nathan, Michou, Olympe, Toi, les autres, James ou moi. Nous aurions dû grandir, des rêves pleins les yeux. Nous aurions dû désirer décrocher la lune pour telle ou telle personne. Au lieu de cela, nous désirons la mort de l'autre. Tout ça pour quoi ? Vivre ? Je n'ose imaginer comme je vivrai après ça si je venais à survivre. Je ne serai plus qu'une coquille brisée. Oui, la moitié de moi-même. La Nat que tout le monde connait dans mon district. Celle-là même que James connait, ne reviendrait pas de l’arène.

Je ne reviendrai pas ! C'est ainsi, point barre ! Le tout est de protéger James. Mais sans le gêner. Le tout est qu'il rentre chez lui.
Pourquoi plus lui que les deux autres ? Pourquoi, me demanderez-vous ? Elles, je ne les connais pas. Elles ne sont pas devenues des sœurs pour moi comme James est devenu mon frère ! Ce ne sont que des étrangères à mes yeux. Des étrangères sans aucun doute gentilles et adorables. Mais vous ? Qui choisiriez-vous si vous aviez la possibilité de sauver la vie à quelqu'un ? Votre ami, votre confident et votre frère de cœur ou un parfait inconnu ? Réfléchissez...

Bref, je cours donc droit vers elles. Ma course est si étonnante que je ne pense pas qu'elles s'en sont doutées une seule seconde ! Le filet est dans ma main, ma lance dans l'autre. Une fois suffisamment proche je fais la seule chose la plus logique à faire : je déploie le filet en direction de Oly. Oly qui semble perdue dans ses pensées... Ta tergiversation te sera fatale très chère !!! J'ai l'impression que la scène est au ralenti... Le filet s'ouvre, vole avant de s'accrocher. Le spectacle est étonnant, et en même temps je me félicite de l'intérieur. C'est si simple de lancer un filet qu'un gosse de six ans saurait le faire, me dis-je.

Sans attendre une seule seconde, et sans avoir arrêté ma course je me rapproche considérablement vers Oly. Ma lance est à l'horizontale devant moi. Prête à percer... Je m'approche, encore... Je ne regarde pas ce que fais James ou la seconde fille. Non. Je n'ai de yeux que pour elle. Ma douce et innocente Oly... Dans un dernier élan qui me brûle la gorge, je pointe ma lance vers le ventre d'Olympe sous le filet.




Dernière édition par Nat Curtis le Lun 21 Jan - 11:50, édité 1 fois
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James F.Lane

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeLun 21 Jan - 11:50

La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] 707754531_large

Alors c'est maintenant ? C'est maintenant que j'ai rendez vous avec la mort ? Rien que d'y penser, j'eus des tas de frissons. Je n'ai pas envie de mourir, pas tout de suite. J'aurais aimé vivre comme n'importe quel adolescent, fonder une famille et vivre heureux. J'aurais du mourir en étant un vieux papy, de vieillesse ou suite à une maladie mais pas à l'âge de dix sept ans, c'est trop jeune non ? Tout Panem assistera à ma mort, ma famille aussi et mon District, vous ne trouvez pas ça horrible ? J'ai envie de fuir, de partir en courant mais on est fait comme des rats, on est entourés par le vide, on est coincés. Je suis certain que les juges doivent bien se marrer.
Je voyais les deux autres tributs arriver en courant vers nous. Je serrais encore plus fort mon épée dans ma main tout en fermant les yeux quelques secondes. Faites que je me réveille de ce cauchemar à temps, je vous en supplie. Mon cœur battait si fort, qu'on pourrait croire qu'il allait s'échapper de ma poitrine. Puis j'ai une vive douleur au niveau de l'estomac sûrement due au stress et mes jambes se sont mises à trembler de peur. Je devais faire pitié à voir, vraiment. Mais bordel James, ressaisis toi ! Tu vaux mieux que ça non ? Affronte la mort la tête haute, ne te dégonfle pas.

Nos deux adversaires s'approchaient à grand pas, je me tenais prêt à attaquer. Je n'hésiterais pas à les tuer et je protégerais Nat quoiqu'il arrive. Je laisserais aucunes des deux filles la toucher, la blesser ou même la tuer. Je la ramènerais à sa famille en vie et elle continuera à vivre sa vie, comme ci rien ne s'était jamais passé. Les jeux ne seront plus qu'un terrible cauchemar. Je tournais le regard vers ma petite sœur, comme pour la regarder une dernière fois, elle avait le regard fixé sur nos ennemies et tout en les regardant, elle sortait discrètement son filet de son sac. Elle avait une idée derrière la tête, je ne pus m’empêcher de sourire. Sourire ? J'étais en train de sourire alors que d'ici quelques minutes tout sera fini, je serais mort ? J'avais envie de me claquer la tête contre un mur. Je ne perdais pas de temps et j'imitais Nat, sortant aussi discrètement mon filet de mon sac. Ma respiration était de moins en moins régulière et je surveillais les moindres faits et gestes de Nat.

« James » Lâcha Nat.

Je tournais rapidement la tête vers elle, pensant qu'elle avait quelque chose à me dire mais rien, elle continuait de fixer les deux autres tributs qui étaient maintenant arrêtées devant nous, reprenant rapidement leur souffle. Je sentais l'adrénaline, la peur, l'angoisse, l'envie de fuir comme un lâche aussi. Encore une fois, j'avais envie de pleurer. Mon regard passait de Nat à mes ennemies, puis de mes ennemies à Nat. Et d'un pas, nous nous avançons vers les deux autres. Seulement un de nous quatre rentrera sain et sauf chez lui, les trois autres seront morts dans quelques minutes. Je faisais en sorte que mon visage ne montre aucune expression, aucun sentiment de faiblesse. Je voulais montrer que j'étais confiant, que j'allais affronter la mort avec courage. Les deux autres filles étaient épuisées, fatiguées, ça se voyait sur leur visage. Laquelle des deux est la Tribut du neuf dont Nathan avait parler ? Il voulait même la tuer. Pas le temps de penser à ça et de mettre chercher au fond de ma mémoire qui est qui. J'avais plus important que ça à faire : Sauver Nat et faire en sorte qu'elle rentre en vie chez elle. Voilà mon objectif.

On restait à se regarder pendant de longues secondes, à attendre qui va attaquer le premier. Une des deux filles étaient pensive. Olympe ! Son nom m 'était revenu en tête. Aux entraînements, elle n'avait rien de menaçant, elle avait même l'air inoffensive. Donc je suppose que la fille devant moi est la tribut du District neuf. Je laissais ma peur de coté et je pris mon courage à deux mains. Puis Nat se mit à courir vers Olympe, filet et lance à la main et sans attendre plus longtemps, je faisais comme elle mais je fonçais tout droit sur l'autre fille, celle du neuf avec mon filet dans une main et mon épée dans l'autre. Mais je courrais bien plus vite que Nat, donc j'arrivais à la hauteur de la fille du neuf avant elle et sans attendre, je lançais mon filet sur elle pour l'emprisonner. Elle était prit au piège et je brandis ma lame.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeMar 22 Jan - 6:45

Mon sang circulait à une vitesse folle. La tension était palpable. Le suspense était à son comble. Mes yeux attentifs scrutaient les deux antagonistes d'un air circonspect. J'avais appris à faire abstraction de ma peur lors de mes petits larcins dans mon district. En fait, à bien y réfléchir, j'avais fait une version bisounours des Hunger Games toute ma vie... Voler, fuir, courir, et parfois me battre pour conserver le fruit de mes efforts : c'était mon lot quotidien. Je devais me vider l'esprit. Pourquoi avoir peur ? C'était peut-être triste à dire, mais rien ne m'attendait plus chez moi. Comme un bon "ami" à moi le disait : "il est toujours désavantageux de combattre celui qui n'a rien à perdre." En vérité, je m'inquiétais beaucoup plus des conditions désavantageuses dans lesquelles nous nous trouvions par rapport à nos adversaires, que du combat en lui-même. Eux, munis de vraies armes et pas essoufflés pour un sou, et nous, avec des cure-dents (entendez couteaux de poche) et éreintées par un sprint effréné. Fort heureusement, mon souffle commençait à reprendre une allure plus ou moins normale. Je bénissais soudain les marchands de mon district pour les courses poursuites de dingue qu'ils m'avaient offert (pas de bon cœur, certes).

Pas le temps de m'attarder plus en prière, puisque nos adversaires décidèrent de passer à l'offensive. Évidemment, il fallait forcément que le plus costaud soit pour ma tronche... J'aurais bien levé les yeux au ciel pour montrer mon exaspération si le gars ne fonçait pas à vitesse grand V vers moi, épée et... Un autre truc en mains. Je dégainais furtivement le poignard attaché à ma ceinture pour me préparer à toute éventualité et me déchargeais de mon sac, trop lourd pour permettre un déplacement rapide. Sauf que voila, "l'autre truc", beh c'était un filet. Un filet qui venait de faire mouche d'ailleurs. Je devais réfléchir vite. Très vite. Plus vite Charlie, plus vite. Alors que l'épée s'abattait au niveau de mon cou ; dans un incroyable réflexe, je me laissais tomber pour éviter la lame et me retrouvais ainsi un genou à terre.

Il fallait absolument que je me débarrasse de ce filet à la con ou j'allais rester une cible facile. Dans le feu de l'action et pendant que mon adversaire terminait son geste offensif, je me saisis d'une poignée de sable et lui jetais à la figure. Du sable dans les yeux, ce n'était jamais très agréable et ça aurait le mérite de l'handicaper le temps que je me défasse de cette prison mobile. Avant de m'en prendre aux mailles, je décidais soudainement d'enchaîner un dernier assaut, le mou du filet en position accroupie me le permettant. Je balançais donc brusquement une jambe de façon circulaire pour hasarder un croche-pied, une jambe et les mains à terre servant d'appui. Heureusement que ce n'était pas lui qui avait gardé la lance de la mioche, ou sinon la distance entre nous aurait juste été trop grande... Et par extension, j'aurais été dans une merde totale. Mais bref. J'entrepris vivement la découpe du filet, m'attelant à la tâche comme jamais je ne l'avais fait. Mon sort dépendait peut-être de la rapidité à laquelle je me sortais de ce truc après tout. D'autant plus que l'ombre planante de la mort avait toujours eu le mérite de donner des ailes !
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeJeu 24 Jan - 0:36

Je suppose que nous sommes tous plus ou moins en train de penser. De penser au passé, au présent, au futur. De penser à nos familles, aux êtres qui nous sont chers, à cette arène, à ce que nous sommes en train de vivre, à ce qu'il risque de nous arriver et si nous allons rentrer chez nous, si nous allons survivre à tout ça. C'est la grande question. Qui va survivre? Quand je regarde les autres je me rends compte que mes chances sont franchement très minime. Comment moi Olympe Peyrolles du 8, la fille qui ne sait que tresser, rêvasser et utiliser son cerveau...

C'est alors que je désespère sur mon cas que tout se met en marche. Tel les rouages d'une mécanique tout se met en place dès que le premier élément commence a tourner. Et ce premier élément n'est autre que la petite fille que j'ai croisé pour la première fois au centre d'entrainement. A peine partie, son compagnon se met à la suivre et je me doute que l'un d'entre eux sera pour ma pomme. 2 contre 2 après tout. Je lance un petit regard furtif de côté à Charlie, histoire de chercher un peu de soutient et de réconfort, mais elle est déjà pleinement concentrée et je ferais bien mieux de faire de même. Bon Olympe, tu joues ta vie, honore la un minimum et ne meurs pas comme une idiote. il y a un moyen. Il y a toujours un moyen. Analyse.

D'après la direction qu'on pris les deux tributs et le positionnement de leurs foulées, je comprends sans aucun mal que Nat m'a 'choisie'. Je suis sa proie, sa victime ou comme vous voulez, au fond le terme importe peu. On peut dire que j'ai un peu de chance dans mon malheur, mais pas de jugements hâtifs ce serait une grossière erreur. Les petites filles peuvent être très violente. Dans l'une de ces mains elle tient un filet et dans l'autre une lance (elle veut aller me pêcher ou quoi?). Moi qu'est ce que j'ai? Un sac et un couteau que j'ai eu l'intelligence de caler à mon poignet grâce à un des fils que j'ai tressé la veille. D'un geste du poignet je l'ai en main. L'une des meilleures façon de déstabiliser l'adversaire c'est de lui laisser croire qu'il va gagner, qu'il est en position de force puis au dernier moment inverser la tendance. C'est pourquoi je fais comme si j'étais encore perdue dans mes pensées, que je ne voyais rien venir alors qu'au contraire, la scène se déroulait comme au ralenti. Surement encore cette histoire d'adrénaline ou que sais-je. J'essaye d'anticiper ce qu'elle va me faire. La logique voudrait qu'elle me lance d'abord le filet pour me paralyser puis qu'après elle s'acharne sur moi avec sa lance et s'attaquant aux organes vitaux les plus facilement accessibles, donc coeur, foi, poumons, estomac. Je crois que j'ai une idée... et c'est pas trop tôt car elle commence à se rapprocher dangereusement... Je fais un rapide pronostique dans ma tête pendant que je me mets en place prête à agir à mon tour. Elle s'approche, attends. Elle commence a déplier son bras, attends encore un peu. Le filet commence à se déployer. Maintenant, il sera trop tard pour elle de faire marche arrière. Je fais glisser la lanière de mon épaule pour que mon sac se retrouve sur ma poitrine, recouvrant ainsi toutes parties les plus vulnérables. Je me penche un peu en avant histoire de recevoir le filet qui cache donc grossièrement mon sac de sa vue que j'utilise comme une sorte de 'gilet par balle'. Comme je l'avais prédit elle continue dans son élan et plante son pieu dans mon ventre qui est protégé par mon sac où il y a pas mal de choses dedans. La pointe de sa lance s'enfonce donc dans la toile de la devanture du sac, et se heurte violemment dans les cailloux, émettant un craquement sourd caractéristique d'une hampe qui se brise. Je l'ai échappé belle. Sans ce sac je me serais retrouvée embrochée. Mais je ne dois pas perdre de temps et je profite du fait qu'elle soit penchée sur moi, instable, pour lui donner un coup de pied puissant dans l'abdomen pour l'envoyer valser le plus loin possible (vu son poids plume) et dans l'espoir de l'avoir sonné au max avant de m'attaquer au filet, couteau en main, pour m'extirper de cette prison le plus vite possible. Je m'attèle à cette tâche et m'y donne corps et âme avant de pouvoir me remettre debout pour affronter la mort.
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Eden E. Milroch

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeJeu 24 Jan - 18:49

Rien. Rien ne se passe comme prévu. Enfin, je ne sais pas ce dont j'espérais en m'attaquant ainsi à Oly, mais une chose est sûre, rien ne se passe tel que mon esprit le désirait. Oui, j'ai un manque. Je sais que j'avais imaginer pouvoir la toucher - qui sait, la tuer - en même pas un coup ! Quelle naïveté ma petite Nat ! Je ne sais pas si le temps s'est arrêté. En fait, je suis là, complétement surprise, à regarder ma lance se briser dans le sac de mon ennemie. Ma lance ? Brisée ?!! Bon sang, elle a quoi dans son sac ?!! Bref, je tiens toujours ma lance fortement dans ma main. Tandis que l'autre s’affaire à prendre mon petit poignard. Je l'ai enfin dans ma main quand un coup de pied explose dans mon ventre. Ma main, bloquée sous sa jambe, dans le mouvement que fait mon corps, vient trancher dans le tendon du genou de la jambe qui m'agresse. Une tâche de sang vient dégouliner sur ma main, tandis que mon couteau m'échappe. J'ai l'impression de voler.

Olympe proche s’éloigne, devenant Olympe loin. Ma vision se brouille pendant mon vol. Mon corps et cassé, plié comme une chaise. J'ai des sursauts de douleurs qui montent dans ma poitrine et se diffusent dans tout mon corps. Mon cœur souffle péniblement, ne parvenant plus à prendre une gorgée d'air. J'ai la respiration coupée. Même si la douleur remonte jusqu'à mon cerveau, ma main se refuse de lâcher ma lance - tout au moins, ce qu'il en reste : un bout de bois complétement inutile ! Ce n'est que quand mon dos touche le sable que mes doigts s'ouvrent, libérant la hampe. Elle est à côté... Mon sac amorti la chute. Et cette dernière, libère mon cœur, me permettant enfin de respirer ! Je respire fortement. Je suis certaine que tout le capitole peut sentir mon souffle d'agonie. Agonie de mes espoirs. Agonie de mes rêves. Agonie...

J'ai un voile devant mes yeux. D'une main tremblante, je tente de l'enlever. Mais, peine perdue, mes doigts ne se referment que sur du vide ! Ma tête me tourne et vrombi dans mon crâne. J'ai un sérieux mal de tête qui m'empêche à l'instant de rassembler mes idées. Je n'ai qu'une envie, dormir. Mais là, une boule au ventre, m'y empêche ! La douleur m'empêche de sombrer. Je vois rouge, puis noir. Je suis AVEUGLE !?!!! Bordel de merde ! La peur s’immisce en moi avec une telle facilité qu'elle en est déconcertante. Je suis bonne pour le cimetière...

Le temps s'épuise lentement mais sûrement. J'entends plus loin James et Charlie. Comment s'en sort-il ?... Non, je dois voir la fin ! Je dois savoir ! J'entends aussi des bruits discrets mais assez nerveux. Oly... Que fait-elle ?
J'entre ouvre péniblement mes yeux. Déjà, je vois des couleurs. Certes floues mais des couleurs quand même ! Son ombre semble occupée à tailler les cordages du filet. Si elle sort, cela en est fini pour moi ! Game over ! Rideau ! Adios amigos and hasta la vista baby ! Bref... La fin du film n'est pas encore arrivé ! Je vous le dis ! Il en est hors de question !!! Comment je le sais ? J'en suis l’écrivain !

Ma vue redevient celle d'antan. Mais je peine à me relever... J'attends. J'ai peur. Je suis obligée à attendre qu'on veuille me tuer ! Bordel...
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James F.Lane

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 26 Jan - 11:43

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J'étais prêt à faire de la Tribut du neuf, ma troisième victime. J'avais brandis mon épée, décidé à la tuer et pressé d'en finir avec ces jeux, cette arène et ce cauchemar. On mérite tous les quatre de rentrer chez nous, de retrouver sa famille, son District, son lit et dormir en sécurité. Non, en fait les douze tributs méritaient de rentrer chez eux. Les jeux sont si cruels... J'eus un pincement au cœur en repensant à tous ces adolescents qui sont morts en trois jours alors qu'ils n'avaient rien demandé. Je me mordais la lèvre inférieure, nerveux. Il fallait que je la tue maintenant, sans attendre plus longtemps sinon ça me jouerait des tours.Vous savez ce que ça fait de tuer des gens aussi innocents que vous ? D'ôter la vie d'enfants qui ne demandaient qu'à rentrer chez eux ? C'est sûrement le pire sentiment que j'ai pu ressentir en dix sept ans. Un sentiment indescriptible mais déchirant. C'est si injuste.
J'avais envie de regarder où Nat en était, si elle avait réussi à tuer Olympe, mais aucun coup de canon n'a résonné dans l'arène, donc elles sont encore toutes les deux envie. Est ce qu'elle s'en sort bien ? Ou est-ce qu'elle est allongée à terre prête à être tuer par Olympe ? Est ce qu'elle est blessée ? Est ce qu'elle se porte bien ? Toutes ces questions me trottaient dans la tête et me rendaient dingue, je ne peux pas imaginer Nat, ma petite sœur, morte. Toutes ces questions n'ont fait que baisser ma vigilance face à la tribut que j'avais fais prisonnière.

Sans rien comprendre, mon adversaire me lancé du sable dans les yeux et ne pus m'empêcher de lâcher un cri de douleur.

« Rah, bordel ! » Criais-je.

Et merde ! Comment ai-je pu être aussi stupide de penser à autre chose que de la tuer ? Je me frottais les yeux. Et d'un coup, je me trouvais à terre. Elle venait de me faire un croche pieds. Ce foutu sable me brûlait les yeux. Je pleurais suite aux grains que j'avais dans l’œil mais aussi de frustration, de colère et de rage. Maintenant, je suis vulnérable, elle va me tuer. Ça sera fini pour moi, pour Nat car je ne serais plus là pour la protéger. Je m'appelle James Ferrari Lane et je suis le plus grand des idiots. Il me fallait vite trouver quelque chose avant qu'elle me blesse, avant que je rejoigne les autres tributs qui sont décédés.
J'essayais difficilement d'ouvrir les yeux, apercevant vaguement quelque chose. Elle avait réussi à sortir du filet. Dois-je dire maintenant que je suis foutu ? Je ne baisserais pas les bras aussi facilement. Je ne peux pas mourir maintenant, après tout ce que j'ai fais. Je n'ai pas tué ces deux tributs pour rien. Je me levais avec difficulté, me frottant une dernière fois les yeux. J’empoignais rapidement un de mes couteaux accrochés à ma ceinture et de l'autre main, je ramassais mon épée qui était tombée suite à ma chute. Je n'ai jamais été aussi proche de la mort. Un sentiment de peur me parcouru, je veux pas mourir. La mort est bien trop flippante pour que j'y laisse ma vie, dans ce désert merdique. Je soufflais un bon coup, libérant toute ma colère, ma rage. Il fallait que ça se termine et vite. Plus question de penser ni d'avoir pitié. Je tenais fermement mon couteau,plissant les yeux pour essayer de voir plus clair, le sable m'handicapé un peu. Puis je m'approchais d'elle, ramassant au passage du sable et je lui en balançais à mon tour dans les yeux comme elle l'avait fait pour moi. Puis je lançais mon couteau vers sa cuisse en espérant que celui ci atteigne sa cible.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 26 Jan - 21:29

J'étais enfin venue à bout de ce foutu filet. Mais le blond se relevait déjà des assauts. Il semblait néanmoins encore gêné par le sable, les larmes coulant de ses yeux clairs. Un instant, je m'étais demandée si c'était vraiment le sable... Je secouais vivement la tête. L'adrénaline m'envahissait au fur et à mesure que mon adversaire reprenait de l'assurance. Il se saisit d'ailleurs de ses armes : un couteau dans une main et l'épée dans l'autre. Mes yeux restaient fixés sur lui. J'essayais d'évacuer de mon esprit tout ce qui n'avait pas à voir avec le combat. Faire le vide. Faire le vide. Vide. Je jouais ma vie. La tension était palpable, mais je préférais voir ce qu'il allait faire avant d'agir moi-même. Je scrutais ainsi ses moindres gestes, à l'affût d'un quelconque mouvement offensif.

Il commença finalement à bouger et à ma grande surprise, décida d'adopter la même technique que moi : aveuglement de l'ennemi par le sable. Désolée... Mais ce n'était pas à un singe qu'on apprenait à faire la grimace. Et je ne savais pas s'il s'en rendait bien compte, mais avec les mains aussi encombrées par ses armes, il n'aurait pas la moindre chance de me lancer une quantité suffisante de sable. J'échappais un petit rire narquois à la vaine tentative avant de me reculer d'à peine quatre petits pas (fallait pas risquer de tomber dans le gouffre sans fond derrière nous) pour éviter l'infime filet de sable qui volait vers moi. Dans son élan, peut-être dans une tentative désespérée, le blond lança un de ses couteaux vers ma cuisse. Malheureusement pour lui, sa vue troublée par le sable et la faible distance (mais distance quand même) que je venais de mettre entre nous n'arrangèrent pas son cas.

Visiblement, je l'avais sous-estimé, puisqu'il effleura tout de même ma cuisse, alors que je bougeais promptement sur le côté pour éviter le projectile. Comme quoi, si j'étais restée sur place à me reposer sur mes acquis et à le narguer, il ne m'aurait probablement pas loupée. Je remerciais brièvement mon sérieux en combat et m'apprêtais à riposter. Le tissu de mon pantalon commença à faiblement s'imbiber d'un liquide rouge, mais je préférais ne pas y faire attention et rester concentrée sur le moment présent. Les plaies superficielles ne me prodiguaient presque aucune douleur. Du moins, j'essayais de la contenir et de l'éluder au maximum. En même temps, quand on savait que j'avais l'habitude de jouer à la cible pour le boucher et ses couteaux... On comprenait pourquoi je possédais une telle résistance à la douleur.

Ni de une, ni de deux, je m'élançais vélocement vers mon adversaire. Rapidement arrivée à sa hauteur, je balançais un tibia vers la main qui contenait encore l'épée dans l'espoir de la lui faire lâcher, tout en visant à l'aveuglette avec mon couteau vers la partie centrale de son corps. Je préférais me concentrer sur la phase "désarmer l'adversaire pour mieux le tuer ensuite", mais si je pouvais le blesser au passage, ça n'aurait pas été de trop. J'avouais grandement jouer sur sa vue trouble pour réussir mes coups. Mais je restais méfiante. Qui sait quel rebondissement encore pouvait bien survenir en ces lieux maudits. Et cette saleté de chaleur qui continuait à taper sur nos têtes...
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeMer 30 Jan - 18:51

Je coupe, je coupe, haletant tant je suis pressée, mon cœur battant la chamade, affolé à l’idée que je ne puisse pas m’extirper à temps. Chaque seconde compte à ce stade de la compétition. Chaque seconde peut déterminer notre mort ou au contraire nous permettre de vivre. Et même si je sais que je vais mourir, je veux profiter de chaque seconde pour respirer et sentir mon cœur battre. Je ne dirais pas que j’ai peur de la mort, mais disons que ça ne me rassure pas dans la mesure où j’aime la vie et ces menus plaisirs. Alors je taillade et réussis finalement à retirer tous ces fils qui entravaient mes mouvements. Je saute sur mes deux jambes aux aguets, cherchant mon assaillant. Si je le perds de vue je suis fini. Je me tourne et me retourne pour chercher la petite fille sauvage qui n’hésiterais pas à me tuer. Et moi est-ce que je pourrais faire de même ? « Olympe… C’est la loi de la jungle ici, tu ne peux pas vraiment faire autrement ! » me souffle une petite voix dans ma tête. Non, non, non, il y a toujours un moyen. On dit que quand on tue quelqu’un, on tue en même temps une part de soi même, et je ne veux pas vivre avec ça sur la conscience. Mais en même temps je veux vivre oui. AAAAH c’est bien trop compliqué ! Tout est embrouillé dans ma tête où habituellement tout est clair. Qu’est ce qui m’arrive ? Aurais-je avalé trop de sable ? « Allons Olympe, reste rationnelle. Et ne pense pas à ça. Réfléchis à comment tu dois agir, sois intelligente, fais ce que tu sais faire. » Oui. Que faire. Il faut que je me concentre sur ma survie, pas sur le futur. A l’heure actuelle, il n’y a pas de futur.

Je repère mon adversaire un peu plus loin qui n’arrive vraisemblablement pas à se relever. J’ai du la frapper fort. Serait-il possible que je ne sache pas doser ma force ? D’un autre côté la petite est un poids plume. A côté de moi (et a une distance assez raisonnable, loué soit Dieu) le combat fait toujours rage entre ma nouvelle amie et le blondinet. Mais je ne dois pas les laisser me distraire. Chacun son combat. Je reporte donc mon regard sur la petite qui semble souffrir. Une idée vite, il me faut une idée. Je jette un regard concentré tout autour de moi, cherchant ce qui pourrait mettre utile. Ne pas oublier qu’il est possible qu’elle ait encore des armes sur elle. Je lui ai cassé sa lance, mais peut être cache t-elle peut être un couteau. Tout comme celui que je tiens fermement dans ma main. Dans mon sac, qui vient de me sauver la vie, le pic en acier de sa lance, et non loin d’elle le bout de bois. Un schéma se dessine dans mon cerveau et je ne pense pas. Penser et réfléchir sont deux choses bien distinctes, quand on pense, ça atteint directement nos émotions et notre bon sens, et il ne faut pas que je les éveille sinon je suis foutue. Je m’approche donc de la jeune sauvageonne doucement, concentrée sur mon objectif. En même temps, je déroule la longue ficelle que j’ai autour de mon poignet. Hier soir dans mon stress, je n’ai pas arrêté de tresser et je me suis retrouver avec une longueur assez commensurable de cette espèce de corde que j’avais faite. Je noue un coté solidement à mon couteau tandis que je laisse le reste du fil accroché à mon poignet. De la sorte quand je lancerais mon couteau tel une arme de jet, je pourrais le récupérer, le fil étant assez solide pour ne pas se rompre (c’est une fille du district 8 qui vous le dit, le textile, les fils et elle, c’est une longue histoire). Puis je m’approche du bout de bois, m’accroupis pour l’attraper et saisi en même temps une grosse poignée de sable dans ma main tenant le couteau, de sorte que même s’il y a des pertes, en tenant ma paume vers le ciel, il me reste encore du sable. Puis je suis à côté d’elle et là, je laisse mon corps faire, interdiction formelle de penser.

Dans un premier temps je m’approche près d’elle, la voyant cligner des yeux et rester au sol comme si elle était assommée. Je souffle fort sur ma paume pour lui envoyer du sable dans les yeux pour l’aveugler et la déstabiliser encore plus puis fait immédiatement un bond en arrière avant qu’elle ne fasse le moindre geste qui puisse m’atteindre et me blesser. Et enfin je lance le plus fort possible le couteau dans sa direction, après un petit calcul pour qu’il atteigne son cœur afin d’éviter de la faire souffrir et de la tuer dans un geste un seul, touchant son principal organe vital. Le plus vite ce sera terminé, le mieux ce sera.
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Eden E. Milroch

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeJeu 31 Jan - 21:30

Je ne suis pas ce que je semble être. Je ne suis pas cette fillette. Je ne suis pas petite et frêle. Je ne suis pas insignifiante. Je ne suis pas misérablement allongée dans le sable. Non. Je n'ai pas peur non plus. Je n'ai pas cette sensation de vide quand le ciel va vous tomber sur la tête. Non, parce que je ne veux pas. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas mourir comme ça ! Mais vouloir n'est pas pouvoir. C'est comme pour l'amour. On ne peut pas obliger quelqu'un à nous aimer. Et bien, il en va de même pour la mort. La mort est intransigeante. La mort est froide. La mort amène peines et douleurs, deuils et larmes. Larmes amères et salées. Larmes qui sillonnent les joues rosées de rides salées. Larmes de rage qui glissent et tombent sur le sol... Ces mêmes larmes qui creuses mes joues rosées de rides salées, qui glissent et tombent avant de disparaître, tel un songe, dans les fins grains du sable.

Une seule phrase m'accable et me torture l'esprit. Une seule phrase à laquelle je me raccroche inespérément. Une seule phrase. Je souhaite vivre, là, maintenant.

L'aube est funeste. Le lendemain est incertain. Mais dans mon cœur, cette phrase que je retourne et retourne encore et encore l’emplie d'une force nouvelle. Je sens le sang vibrer et pulser au rythme de mon organe. Je le sens s'insinuer tout en moi, de mes petits orteils à la pointe de mes cheveux. L'adrénaline monte en moi comme une flèche atteint sa cible. La mort peut me guetter elle ne m'emportera pas !

Le temps d'un soupire et voilà que l'horizon se dégage. Mes larmes auront au moins servies à autre chose qu'à paraître faible ! Les grains de sables ne sont plus qu'un vague souvenir pour mes yeux. C'est déjà un problème en moins.
Je l'entends toujours gigoter à côté. Qui donc ? Bah mon ennemie. Olympe. Cette jeune femme qui veut ma peau puisque je veux la sienne. Mais comme je l'ai déjà dit, vouloir n'est pas pouvoir. Pourrai-je la tuer ? Je n'en sais rien. J'ai un but précis : vivre là maintenant. Et non pas mourir de sa main. Si je veux je peux. Mais vouloir n'est pas pouvoir. Quelle prise de tête, n'est-ce pas ? Je l'entends. Elle coupe une à une les mailles du filet. De mon filet. Je le sais avant même que je ne l'entende soupirer de contentement. Oui, elle est libre. Oui, elle est armée. Oui, elle veut me tuer. Tout ça pour quoi ? Pour une couronne ? Pour des lauriers ? Pour la gloire ? Oui et non. Tout ça pour vivre. La vie n'a pas de prix... Pourquoi la mienne couterait moins cher que la sienne ? Pourquoi ne pouvons-nous pas tout simplement faire des bonhommes de sable - enfants que nous sommes et que nous resterons toute notre vie, aussi courte soit cette dernière ? Pourquoi ne pouvons-nous pas fermer les yeux un seul instant sur cette terrible vérité, à savoir qu'il faille tuer pour vivre ? Pourquoi diable ne pourrions-nous pas lâcher nos armes et nous embrasser ?...

Je n'ai que des mots fades et amères à prononcer. Que des mots tristes et sans intérêt pour grand nombre de Panem. Et pourtant, ils sont miens, ils m'appartiennent, aussi sûrement que ma vie m'appartient. Je le tiens dans mes petites mains, je l'effleure de mes doigts si fins et si tremblants... Mon destin est juste là, à l'orée d'un voile à soulever. Ai-je la force ? Petite Nat, l'as-tu ?... Je l'entends, indécise qu'elle est. L'attente devient pesante mais je n'y prête guère attention. Je suis toute entièrement dévolue à ces mots qui me taraudent l'esprit. Mes yeux sont secs autant que ne peut l'être un désert. Ma bouche murmure des palabres inaudibles. On pourrait croire que j'ai perdu la tête. On pourrait me croire entre la vie et la mort. On le pourrait... Sans doute est-ce ce que croit Olympe puisqu'elle a enfin fait son choix. Sa respiration se fait calme tandis que la mienne se fait pressante. Mon cœur bat tellement fort que j'ai peur de le voir exploser ma cage thoracique ! Mais il n'en est rien. Mes oreilles sont aux aguets. Mes muscles se contractent, prêt à agir. Mon cerveau se vide de toute chose. De tout... Sauf des mots. Ces mots qui me hantent. Ces mots qui m'accablent. Ces mots encore qui me donne la force de surmonter la difficulté. Je souhaite vivre et mourir pour James. Je le souhaite. Je l'aime comme une sœur aime un frère. Comme une femme aime un homme. Comme une mère aime son enfant... Je l'aime d'un amour fraternel. Il m'est devenu l'unique raison de me battre ! Trois petits jours... trois insignifiants matins. Et pourtant, cela est une évidence. Il est devenu pour moi le seul repère dans ce cauchemar où on nous a plongé.

Puisque je ne désire pas rentrer, étant bien trop peureuse d'affronter la vie plutôt que la mort, je mourrai. Mais pas James ! Vous ne l'aurez pas !!!

Je l'entends s'approcher et même, je la vois. Je ne sais pas comment je parais devant elle, mais elle semble être certaine de sa victoire. Tout au moins, son visage est fermé, ses yeux vissés sur moi. Elle s'approche encore, hésitante et pesant chacun de ses pas. Je sais qu'elle espère m'avoir. Je le sais mais mon souffle me dit le contraire : elle ne m'aura pas. Elle me balance du sable en pleine figure, mais le peu qu'il lui reste dans sa paume ne m'effleure que le bas du visage. Je pourrais en rire - ou en pleurer tant son geste me semble désuète et dérisoire. Pourtant, je n'en fais rien. Avant même que je ne réagisse, elle fait un bond en arrière, évitant je-ne-sais quelle attaque fantôme de ma part. (Ce que je trouve ahurissant, c'est son agilité malgré le tendon tranché !) C'est à ce moment là que j'agis. Je récupère la hampe de ma lance brisée d'une main, me relève d'un bond (et oui, moi petite chose de la forêt, je suis aussi agile qu'un singe !), et je fauche transversalement les jambes de Oly, les lui faisant plier en ouvrant d'avantage la plaie de sa jambe. Mon attaque me permet d'éviter sans mal son couteau lancé vers moi. Une corde le raccroche à sa main. Je ne me creuse pas la tête plus longtemps, je récupère la ficelle, me brûlant au passage, et la tire de toute mes forces avant de la lâcher en jetant le couteau vers sa tête. La jeune femme, étant déjà déstabilisée par mon attaque précédente et ne lui laissant aucun répits, elle ne peux que se ramasser de tout son long dans le sable, ventre en premier. Et l'arme, à cette distance, ne peut que la toucher.

Ma respiration est calme, mes gestes sont mesurés. Je n'attends aucune seconde. Je me jette sur elle, hampe en main, m’agrippant à son sac où j'en sors la pointe de la lance que je glisse dans ma poche tandis que je brandi la hampe vers le début de son cou, là où prennent fins les épaules. Je ne lâche pas pour autant mon assaillante !
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James F.Lane

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeVen 1 Fév - 20:15

La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] 3127681289_1_3_SCBRPXMT

Évidemment mon attaque avec le sable n'avait pas fonctionné, je pensais que je pourrais réussir même avec mon épée dans la main mais malheureusement ça n'a pas marché. Mes yeux continuaient à me piquer mais malgré la gène, je commençais à apercevoir des formes petit à petit. J'aurais jamais pensé qu'avoir du sable dans les yeux serait aussi désagréable. Puis mon couteau n'a fait qu'effleurer sa cuisse, elle n'a qu'une simple blessure superficielle. J'aurais dû agir plus intelligemment. Peut être qu'en ratant mon attaque, j'y ai joué ma vie. Je suis vulnérable maintenant. J'ai toujours mon épée dans une main et mon dernier couteau accroché à ma ceinture mais je l'ai plus énervé qu'autre chose. Si Nathan voulait absolument la tuer, c'est sûrement parce qu'elle était une menace pour lui, je ne devrais pas la sous estimer même si elle est armé que d'un petit couteau. Je décide de reculer de deux pas, m'éloignant un peu d'elle pour me frotter les yeux une dernière fois et essuyer les larmes qui ont trempé mon visage.

Est ce que la mort est douloureuse ? Est ce que la mort est si terrifiante que ça ? Plus je m'en rapproche, moins j'ai peur, c'est bizarre non ? Peut être que j'ai fini par m'y faire, que je ne sortirais pas de cette arène en vie et que le fait que je rejoigne les autres tributs devient une évidence. Tel est mon destin. Quelques larmes continuaient de rouler sur mes joues. Non plus des larmes de frustration ou de colère mais des larmes de peur, de tristesse. J'imagine ma famille terrifiée à l'idée que je vais peut être mourir devant leur yeux et en direct. Je veux pas leur faire souffrir, je ne veux pas qu'ils pleurent ma mort pendant des années. J'ouvre les yeux avec difficulté, je peux voir que Charlie est juste en face de moi, je la vois déjà mieux que tout à l'heure malgré la brûlure que les grains de sable me procure. Je pouvais voir du sang sur son pantalon, au niveau de sa cuisse à cause de mon couteau. Je souriais faiblement, j'espère qu'elle a mal même si la blessure n'est pas profonde.


Sans m'y attendre suite à une baisse de vigilance pour la deuxième fois depuis le début du combat, Charlie s'élança vélocement sur moi. Avec son tibia, elle me désarma de mon épée qui tomba à terre, un peu plus loin. Et merde. Puis elle essaya de me tuer avec son petit couteau, elle lança des coups à l'aveuglette que j'essayais tant bien que mal d'éviter. Mais ma vue ne m'aidait pas. Après avoir esquivé quelques un de ses coups, son petit couteau me toucha au niveau du bras droit en une douleur vive. Je lâchais un cri de douleur. On dirait une folle enragée la façon donc elle manie son couteau pour espérer me blesser voir même me tuer. Je commencais à être à bout. Je ne pouvais pas mourir, il en est hors de question. Du moins, pas maintenant. Je la tuerais quoi qu'il arrive, pour moi, pour Nat en espérant que de son coté, elle ne rencontre pas trop de problèmes. Moi qui était plutôt calme et blagueur avant les jeux, j'ai totalement changé. Je devenais presque aussi impulsif que ces carrières. Je me sentais rougir tellement j'étais énervé et je sentais l'adrénaline me monter. Et à l'aide de mon genou, je lui donnais un puissant coup au niveau de son ventre ce qui la força à se plier en deux et je la poussais avec violence à terre en espérant que sa tête heurte violemment le sol, histoire qu'elle soit sonnée un peu. J'en profite pour lancer mon couteau tout droit vers son cœur, terminons ce que j'ai commencé et vite. Puis rapidement, je m'éloigne un peu plus d'elle, je ramasse mon épée et je reste que le qui-vive, me mordant la lèvre et résistant à la tentation de jeter un coup d’œil à ma blessure. Une chose est sure, c'est que je reste vigilant, je ne me ferais plus avoir.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 2 Fév - 9:03

L'épée de mon opposant tomba à terre et l'un de mes coups de couteau réussit finalement à l'atteindre au niveau du bras droit. Mon cœur pulsait plus vite que jamais. Je ne pouvais pas mourir, pas si près du but. Je voulais vivre. Personne ne m'attendait chez moi, mais je voulais vivre. Pas pour ma famille, pas pour mes amis, pas pour quelqu'un d'autre, comme tous les tributs présents dans cette première édition. Juste pour moi. Pour moi et personne d'autre. Pour ma revanche personnelle. J'allais vaincre quoi qu'il m'en coûte. La rage et la détermination illuminaient mon regard avec force et fierté. Jamais je ne m'étais sentie aussi résolue. L'adrénaline m'envahissait toute entière.

Alors qu'on échangeait toujours des coups, le bonhomme enfonça soudainement son genou au niveau de mon estomac et me jeta violemment à terre. Heureusement que c'était du sable et non pas du béton... Sinon j'aurais salement mangé le bitume. Toujours fut-il que le coup porté, allié à l'atroce chaleur qui régnait toujours avait eu l'effet d'une bombe sur ma tête. Elle tournait. Je voyais des fragments de mon existence défiler, comme si ma vie commençait déjà à lentement me quitter... Non ! Je devais vivre. Me ressaisir. Réagir. Réagis Charlie, réagis. Mon subconscient avait beau crier de tout son être, mon corps refusait de bouger. Il refusait de m'obéir. De se sauver. De me sauver.

Quand j'eus enfin retrouvé un peu de mobilité et d'esprit, je voyais déjà un poignard foncer droit sur moi. Droit sur ma poitrine. Et dans un dernier réflexe, un geste totalement instinctif, je plaçais mon bras gauche en barrière, pour que le projectile n'atteigne pas sa cible et se fiche directement dans celui-ci. Mieux valait mon avant-bras que l'un de mes organes vitaux devrais-je me dire... A l'impact, je ne pus néanmoins m'empêcher de lâcher un cri de douleur, suivi d'un "merde !" sonore. Ça faisait un mal de chien. Le sang coulait de la plaie, mais je décidais malgré la douleur, d'essayer dans la mesure du possible de ne pas me laisser distraire. Je me demandais par ailleurs combien de ces couteaux cachaient-ils encore dans ses vêtements, parce que si ça continuait de la sorte, je risquais fortement de me retrouver trouée de partout. Je respirais brièvement et serrais les dents, me préparant intérieurement à ce que je m'apprêtais à faire. Sans plus attendre, j'arrachais la lame d'un coup sec. L'action m'extirpa un nouveau cri de douleur. Mon visage se tordit sous le mal.

Le temps que j'eus retiré la chose, mon opposant avait reculé de quelques pas pour récupérer son épée. Tout ça pour ça. Je jurais dans ma tête, mais eus moi-même le réflexe de rapidement me lever, puis de prendre du recul pour récupérer le premier couteau qu'il m'avait lancé. Un c'était bien, trois c'était mieux. J'accrochais mon couteau de poche, ma première et fidèle arme à ma ceinture et gardais finalement les deux couteaux récupérés. Un dans chaque main. Ils étaient plus grands que celui que j'avais récupéré à la Corne, et donc plus susceptibles de faire des dégâts. Toutefois, une faible et étrange peur vint soudain se mêler à mon adrénaline : celle que mon bras me lâche en plein échange de coups. Si la douleur devenait trop vive, j'allais devoir me passer de mon bras gauche. Les doigts de ma main gauche tremblaient déjà, mais continuaient tant bien que mal de serrer l'arme. Il fallait que je termine ça, et vite.

Et sans crier gare, je me mis alors à foncer corps et âme vers mon adversaire telle une forcenée. Seulement, arrivée presque à sa hauteur, au lieu d'attaquer de front comme on pouvait s'y attendre, je glissais au sol pour tacler son tibia et le faire chavirer vers l'avant. J'enchainais avec une petite roulade vers la droite pour qu'il ne vienne pas m'écraser entièrement ou même partiellement. Maintenant côte à côte, je me tournais vélocement sur mon flan gauche pour mieux me pencher sur sa personne. Je tentais finalement de lui asséner un coup fatal, l'un de mes couteaux (celui de la main droite) visant le haut du dos tandis que l'autre ciblait la main qui contenait l'épée. J'osais espérer qu'il soit trop sonné pour réagir dans l'immédiat... Je voulais espérer. Cependant ma main de plus en plus tremblante n'arrangeait pas mon cas et si le coup atteignait sa cible, il serait tout juste assez conséquent pour lui faire lâcher son épée le temps d'un court laps de temps, sûrement plus surpris par la douleur brûlante et rapide que par la force et l'importance du coup en lui-même. J'étais consciente que le temps me manquait et désirais sincèrement avoir l'opportunité de l'achever pendant ledit "laps de temps" si ma main droite se loupait de plus belle.
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Eden E. Milroch

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 9 Fév - 9:38

Je ne sais plus. Je ne sais plus. Suis-je certaine ? Me dit pas toi. Me dit pas toi ! Que c'est faux. Que la mort n'est pas une maladie. Une maladie qui fait des va et viens au bon gré de son envie ! Me dit pas toi, qu'elle ne nous choisit pas ! Me dit pas toi, que tout est le commencement de quelque chose ! Dis-moi juste que oui, c'est fini. Juste ces mots là me sont d'un véritable réconfort ! Alors dis les moi ! Finissons-en ! Assez de jouer ! La paix, la guerre ? Qu'est-ce si ce n'est une illusion dans laquelle on nous berce depuis l'enfance ? La mort, elle, est vraie ! Je la sens là ! Elle nous entoure de ses magnifiques lambeaux noirs de son linceul si vaporeux. Elle nous regarde s'entre déchirer. Nous, pauvres enfants à qui l'on vole la vie. A qui l'on vole les rêves... Pas de bisounours en vue, ni de vie en rose. Non, juste la mort, le noir et le désespoir.

Mon corps n'est plus le mien. Il ne m'appartient plus. Je ne suis plus qu'un pantin aux mains de je ne sais quel marionnettiste ! Mon cerveau n'est plus relié à mes muscles. Je vois mon bras se lever. Ma hampe semble flotter, comme dans un rêve. Elle descend avec une lenteur des plus inattendues vers la naissance du cou, avant d'embrasser la chair douce de Oly d'un baiser mortel. Du sang vient m'éclabousser dans un geyser des plus déconcertant. J'en goûte et j'en hume la douceur âpre de ce nectar rouge. Fer. Sel. Sang. Je ne respire plus. On me l'ordonne – je ne sais pas qui, mais on m'en donne l'ordre ! Mon dieu, est-ce moi ? Est-ce toi ? Moi, toi, toi, moi ? Non pas moi mais moi, moi. Moi... Il n'y a pas de pantin, pas de ficelles et encore moins de marionnettiste ! Juste mes mains. Juste mes bras. Juste mon corps. Je suffoque... La hampe continue son chemin mortelle. Avant de finalement buter contre ce que je pense être un os.

Les vibrations me remontent jusque dans mon âme. Elles me rebutent et me réveillent. J'en ai le sang glacé. Mais voilà, l'illusion éclate. Pouf ! Fin du rêve. Retour dans la réalité. Sous moi, Olympe semble se désarticuler. Ses membres s'effondrent, inertes. Est-elle morte ? Est-ce...Moi  qui l'ai...

Comme une réponse macabre, le goût du sang emplie ma bouche. Acre. Morose. Funeste. Terrible. Mes mains sont rouge de sang. Rouge du crime accomplie. Olympe s'effondre, moi avec. Je mord le sable et la poussière. Mais pas autant qu'elle. Poupée de chiffon, elle semble juste dormir sur le sable, au soleil dans un coin des plus paradisiaque. Mais il n'en est rien. Elle n'est plus. Et moi, jveux pas ! Jveux m'en aller ! Partir loin de tout ça ! Loin de ces morts qui nous accablent et de chagrin, et de rage, et de haine, et de rancœur, et remord... Je l'ai tuée. Moi. Pas toi ! NON MOI ! Je ne pourrais plus jamais me regarder dans un miroir. Je ne pourrais plus vivre. Pas après... ça !
Je ne m'entends pas me relever. Je ne me sens pas non plus. C'est instinctif. Je suis un zombi. Zombi anéanti pour avoir donner le baiser mortel. Je les entends, eux par contre. Lui et elle. Lui, mon frère. Elle, son ennemie. Dans un sursaut, je me retourne, mon regard frénétiquement captivé par leur danse qui s'éternise. La fin est proche. Je le sens... Je ne peux rien faire. Hormis regarder. Je suis... Paralysée. Et quand bien même serai-je en pleine possession de mes moyens, m'intégrer dans leur combat ne serait que pur suicide. Je pourrais même apporter de ma propre main le coup fatal à James. Non, d'aucune
façon, je me le permettrais. Alors j'attends la bonne ouverture. Je suis prête !

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeMer 13 Fév - 18:28

La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] 3127681289_1_3_SCBRPXMT

J'essayais de penser à autre chose qu'à la douleur au niveau de mon bras, causée par la lame de son couteau. Mon regard restait fixé sur les moindres faits et gestes de mon adversaire, plus de baisse de vigilance. L'adrénaline me rendait plus fort, elle me faisait oublier la peur de mourir, de toute façon je n'ai plus rien à perdre maintenant, je suis déjà mort de l'intérieur, rongé par les Jeux de la Faim. J'ai tué deux adolescents aussi innocent que moi pour sauver ma propre vie, et bientôt j'en tuerais une troisième, n'est pas injuste ? On méritait tous de vivre et de retrouver sa famille. Et dire que tout ça amuse le Capitole, des gens sans cœur. Qu'on les mettent dans une arène eux aussi, ça leur passera cette envie de regarder les Hunger Games avec une grand sourire sur les lèvres en se demandant qui remportera l'édition.

Je regardais le corps de l'autre tribut heurter le sol avec violence. Mon couteau s'était niché dans son bras, je pouvais l'entendre crier de douleur. J'empoignais fortement mon épée, de manière à ne pas me faire désarmer une seconde fois. J'avais envie de jeter un coup d’œil du coté de mon alliée, de ma petite sœur. Est ce qu'elle se porte bien ? Je ne doute pas d'elle, c'est une fille vraiment courageuse pour son âge. Malheureusement, je n'ai pas le même courage qu'elle. J'avais envie de partir en courant, lâchement. Partir me cacher et les laisser s’entre tuer tous les trois. Puis qu'est ce que mon adversaire va me réserver encore ? Ses attaques sont de plus en plus violente, c'est bientôt la fin pour elle ou pour moi. D'ici quelques minutes la première édition sera terminée et on connaîtra le grand vainqueur, celui qui aura la chance de rentrer chez lui et d'être en sécurité. Je soufflais de manière à enlever toute mon angoisse et les inquiétudes qui occupent mes pensées.

Evidemment, comme je m'y attendais, Charlie se releva rapidement, prête à m'attaquer une nouvelle fois sauf que cette fois je m'y étais préparé. J'étais prêt à la l'embrocher à l'aide de ma lame, terminer tout ça une bonne fois pour toute mais je ne m'attendais pas à ce qu'elle glisse au sol et tacle mon tibia de manière à ce que je tombe vers l'avant. J’amortis ma chute à l'aide de mes mains et rapidement je me tourne sur le dos en lui assénant un violent coup de coude en plein visage ce qui la met dans les vapes le temps de quelques minutes, du sang a giclé sur mon visage suite la force qu'a procuré le coup sur son nez. Je ne me laisserais pas avoir aussi facilement. Elle a vraiment été naïve de croire que je resterais allongé sur le ventre sans bouger, à attendre ma mort. Mais au me positionnant sur le dos, son couteau avait réussi à effleurer mon épaule en une légère coupure. Ensuite toujours allongé au sol, je me tourne vers elle et de ma main libre, je la prends par les cheveux et les tirent de toutes mes forces en lui faisant un coup de boule avec toute la force qu'il pourrait me rester, assez fort pour qu'elle soit complètement sonnée. Pour finir, je me positionne difficilement sur elle, de manière à ce qu'elle ne puisse plus bouger, de ma main libre, je lui broie un de ses poignets pour qu'elle ne puisse pas essayer de me tuer et de l'autre, je lui rase le cou avec mon épée de façon à lui trancher la tête, cette fois s'en est fini, préparez le coup de canon.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeVen 15 Fév - 6:33

Je bouillonnais intérieurement. Mon corps était en alerte totale et l'adrénaline coulait à flot dans mes veines. Ma douleur s'évaporait comme pour laisser place à la rage et à l'ultime espoir. Je sentais la fin proche. Très proche. Mais je m'y refusais encore et toujours. Je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien. Je ne pouvais pas mourir. Si je mourrais maintenant, je n'aurais connu dans ma vie que la souffrance et la peine. Étais-je destinée à être un martyre ? A compenser le bonheur trop étouffant d'un autre ? Non. Je n'allais pas baisser les bras et attendre la mort bien sagement. J'allais vivre. Vivre et prendre ma revanche sur ce monde de merde. Jamais le Capitole n'aurait le plaisir de me voir périr de la main de cet autre tribut.

Je n'aurais aucun regret à enfoncer un couteau dans sa poitrine. Celle de mon ennemi. Celui qui me menaçait ici et maintenant. Nous méritions tous de vivre ? C'était probablement ce que pensais la plupart de mes concurrents durant leurs affrontements pour se donner bonne conscience. C'était juste des conneries. La vie avait toujours été injuste et ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer. Tout le monde mourrait, personne ne vivait éternellement. Certains se trouvaient simplement destinés à visiter ces terres mortelles un peu plus longtemps que d'autres. Je voulais faire partie de ces "certains". Prouver à la Terre entière que j'allais survivre même seule contre tous.

Tout se passa rapidement. Mes attaques échouèrent les unes après les autres. Ma seule fierté fut mon tacle à son tibia. Et encore. Il n'avait pas eu l'air franchement perturbé par la chose. Son coude m'atteignit d'ailleurs en pleine figure, suivi d'un rapide coup de boule. L'enchaînement était trop véloce pour moi et mon nez pissait désormais le sang. Je commençais à fatiguer et à ressentir les effets négatifs de tels efforts sous cette puissante chaleur. Mais cette fatigue fut soudainement remplacée par ma volonté à toute épreuve. Je devais me ressaisir. Depuis quand je me laissais avoir aussi facilement ? Moi l'insaisissable et farouche voleuse du district neuf ? Qu'importaient les blessures, tant qu'un souffle de vie me restait, j'allais combattre. Rampante, borgne ou invalide, tant que je pouvais encore bouger, il restait toujours un espoir. C'était le déclic dont j'avais besoin pour vaincre définitivement.

Sous lui, encore légèrement sonnée par son attaque précédente, mon poignet ne me prodiguait quasiment pas de douleur, mon bras étant déjà salement amoché à cause d'une de ses énièmes tentatives. J'étais néanmoins trop affaiblie à ce niveau-là pour repousser sa puissante emprise. Je voyais les formes danser, puis se stabiliser petit à petit. J'eus juste le temps de sentir la lame glisser sur ma gorge. Ma vie défilait devant mes yeux. Ma foutue vie de merde. C'était peut-être mieux ainsi. Qui savait. La mort m'apporterait la paix. Le paradis ? L'enfer ? L'un des deux m'ouvriraient forcément ses portes. Ou pas. Depuis quand je croyais à ces conneries ? Je ne savais pas. Je ne savais plus. Le froid m'envahissait. Les sons se mélangeaient. Les couleurs virevoltaient pour s'éteindre dans un néant monochrome. Le monde se débarrassait froidement de la mauvaise herbe que j'étais. Je ne lui en voulais pas. The life is a bitch.


Dernière édition par Charlie Zhang le Sam 16 Fév - 0:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeSam 16 Fév - 0:08

Info Mort : Personnellement, il m'était difficile de trancher entre Charlie et James. J'avais peur des conséquences xD. Du coup, j'ai demandé à un ami, qui ne connait ni l'une, ni l'autre, de me donner son opinion. Celui-ci a lu les rp's du combat, prenant en compte différents facteurs, et m'a donné le nom de la personne qui devait remporter le duel. Je ne l'ai pas influencé, je ne lui ai rien dit. Il a fait son choix tout seul comme un grand. De plus, il n'y a aucun hasard. Il n'a pas joué vos vies sur une partie de dès. Que cela soit bien clair Wink.

Par conséquent, sort gagnant, mais affaibli, de ce duel, James ! La finale sera donc James/Nat. Désolé, Charlie :S. Deux solutions s'offrent à toi : soit tu postes à la suite un rp indiquant un retournement de situation (dans lequel tu décèdes à son terme), soit tu te laisses gentiment tuer par James en éditant ton précédent message. A toi de voir.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeDim 24 Fév - 14:46


La vie est ainsi faite. On vie, on s'agite et on meurt. Le temps, lui n'est qu'un prélude, n'est qu'une option qui ne s'offre pas. On l'a ou on ne l'a pas. On ne le sait qu'une fois le moment venu. Comme aujourd'hui. Ce n'est pas mon heure tout comme ça ne semble pas être celle de James. Enfin si... C'est l'heure pour un de nous deux. Charlie s'éteint sous mes yeux horrifiés. Je vois le sang glisser de son cou si fin et si fragile. Je la vois respirer de plus en plus fortement avant de finalement, suffoquer. Je peux sentir sur ma peau le son de son dernier souffle. Je peux l'entendre, aussi audible qu'est le battement d'ailes d'un papillon. James vainqueur sur Charlie. Nat vainqueur sur Olympe. Et ensuite ?

Un vent frais se lève - ou bien est-ce le souffle chaud du désert qui est plus froid que ma température ambiante ? Je suis prise de nausées et de tachycardie. Mon cœur s'emballe avant de ralentir sans prévenir. Sa mécanique déraille... Je ne sais plus où j'ai lu cette phrase. Ou entendue... Mais, en cet instant, où je réalise combien la fin est proche, je ne peux m’empêcher de la murmurer comme un adieu aux morts. "Si tu as peur de te faire mal, tu augmentes les chances, justement, de te faire mal. Regarde les funambules, tu crois qu’ils pensent au fait qu’ils vont peut-être tomber lorsqu’ils marchent sur la corde raide ? Non, ils acceptent ce risque, et goûtent le plaisir que braver le danger leur procure. Si tu passes ta vie à faire attention de ne rien te casser, tu vas terriblement t’ennuyer, tu sais…"

Avons-nous eu le temps de nous ennuyer ? Avons-nous suffisamment vécu pour affirmer avoir vécu pleinement toute notre vie ? Ces trois derniers jours, je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer. Et les jours d'avants, et ceux encore plus antérieurs n'ont été qu'une spirale infernale de plaisanteries, de blagues, de prises de risque. Oui, moi Nat Curtis, je peux l'affirmer : j'ai vécu. Suffisamment ? Oh non. Qui, a douze ans tout juste, prétendrait avoir vécu tout ce qu'il avait à vivre ? Certainement pas moi ! Je suis jeune... Sûrement dans un futur des plus heureux aurais-je une famille, un mari qui m'aimera, des enfants qui illumineront la maison de leur rire et de leur course... Puis, sans doute, vieillirons-nous, la canne à la main, la mémoire usée et quelque peu entachée. Mais nous serions ensemble, à regarder un nouveau matin se lever...

Un nouveau soir se lève. Je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai pas vu l'astre solaire décliner, cédant sa place à la lune qui se détache sur un ciel bleu clair. Le soir arrive aussi sûrement que le soleil se lèvera demain. Je suis là, immobile. Mon ombre élancée devant moi... Elle rattrape le corps de Charlie, semble vouloir la couvrir, avant de toucher de son voile les pieds de James.
James... Je lève mon regard vers lui. Il est livide. Il est blessé. Blessé parce qu'il saigne mais blessé aussi car son cœur saigne. Au nom de qui ? Au nom de quoi ?! D'un Capitole qui a acheté notre vie. Qui nous a vendu contre de l'éphémère. Trois jours... Où les réjouissances ont été célébrées et bien fêtées. La vie est injuste. Un feu brûle. Un feu de l'ivresse. Un feu qui n'est pas pour nous. Qui brûle notre vie, qui nous consume de l'intérieur. Qui pourrait s'en sortir grandit ? Qui le pourrait. Tuer ça ébranle. Tuer ça tue. Je le regarde, le regard perdu. Secoue toi Nat !

Comme sortie d'un songe, je m'avance vers lui, contournant Charlie. J'ai un regard vers elle... Elle semble dormir. Tout au moins, tout les tracas semblent s'être évanouis de ses traits. Oui, voilà, elle est... Apaisée. Faut-il rendre l'âme pour tout oublier ?
Je m'approche de lui et je tends mes bras vers lui, comme pour le prendre dans mes bras. Mais je suis si petite, si frêle... Mes bras ne le serrent qu'à moitié. C'est plus lui qui m'étreint. Je ne sais quoi dire. Quoi penser. Alors, quelques illusoires larmes assaillent mes yeux. Je renifle avant de m'accrocher à lui, comme un navire à une ancre. Je me mets sur mes pointes, en quasi-équilibre. Mes cils effleurent sa tempe. Mes lèvres murmurent d'elles-mêmes :

« Promets-moi. » Ma voix se brise. J'ai mal, si mal. Ma main glisse vers ma poche. Je me pique à la pointe aiguisée qui s'y trouve. Je sais que je saigne... Je le sais. Mais, ça ne me fait plus rien. Un grand vide. A vrai dire, là, j'ai peur qu'il ne se perde, lui, James. Je ne sais d'où je tire le courage et la force d'achever ma phrase, mais j'y parviens. « Promets-moi de vivre pour nous deux. » De vivre ta vie sans te retourner sans cesse vers le passé. Promets-moi que tu ne garderas de moi que l'image de la cadette farceuse de cette édition. Ces dernières phrases n'arrivent pas à franchir mes lèvres. J'ai le souffle court. Avec un pincement au cœur, je m'éloigne de sa douce et réconfortante étreinte. Je brise notre lien. Je brise une vie. La sienne ? La mienne ? Je ne le saurai jamais... Mais, James doit vivre. Il le mérite. Il a toujours été droit et honnête ! Toujours été là. Il est celui qui a pris le plus de risque. Il est celui à qui j'offre ma vie. Pour qui je la lui offre !

Je m'éloigne doucement de lui. Il ne bouge pas d'un pouce, sans aucun doute encore trop abruti par les dernières minutes qui se sont jouées et se jouent encore. Je me retourne donc, lui tournant le dos afin d'être sûr d'aller là où ma vie prendra fin. Une fois arrivée – en un clignement de cil – je me tourne vers James. Encore dans sa torpeur, il ne cesse de me fixer. J'aimerais le réparer... J'aimerais réparer tout ce gachi monumentale ! Mais je ne suis qu'une enfant. Je n'ai pas les moyens de changer quoi que ça soit. Sauf ma mort. Le Capitole n'aura pas un combat terrible. Il n'aura pas ma mort ou celle de James ! Je choisi ma mort. Je la choisi en tout état de cause. Je l'ai toujours su...

Un sourire étire mes lèvres et illumine mon visage teinté de sel. Il est adressé à James. Il n'a qu'un seul objectif : le remercier. Mes lèvres remuent mais aucun mot n'en sort. J'espère que le vent portera mon remerciement à mon frère de cœur... Je recule d'un pas.

Le vide s'ouvre sous mes pieds. Je chute avant même de m'en apercevoir. C'est bon, nous y sommes ? A la fin... J'entends mon prénom, mais sans doute est-ce une illusion. J'ai une pensée pour Michou... Pour Jackouille, pour Nathou, pour Grou, pour San, pour Chacha, pour Oly. Je vous rejoins, mes frères et sœurs d'arme ! Attendez-moi... J'ar...

Sans doute est-ce son cœur qui a lâché le premier. Sans doute ne s'en est-elle même pas aperçu. Sans doute n'a-t-elle pas souffert. Sans doute sa vie aura défilée devant ses yeux. Sans doute a-t-elle eu peur. Mais sans doute est-elle libre, désormais. Libre et apaisée.
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James F.Lane

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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeDim 24 Fév - 14:56




La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] 3093750411_1_8_d6Ghwe8H

C'est la fin de ce combat. C'est la fin pour Charlie, mon regard reste fixé sur le crime que j'ai commis. Elle s'éteint tout doucement, ce qui me paraît être une éternité. J'en viens même à lui prendre la main pour lui montrer qu'elle ne meurt pas seule et pourtant c'est de ma faute si elle en est là, c'est de ma faute si elle ne rentrera jamais chez elle et de ma faute, sa famille ne retrouvera plus jamais leur petite fille. Sa respiration se fait de plus en plus rapide, elle est incapable de dire quoique ce soit puisque je lui ai tranché, sans aucune pitié, la gorge. Je peux lire la détresse qu'elle a dans les yeux et dans un dernier souffle, elle s'éteint.

Suis-je censé pleurer ? Parce que je n'y arrive pas. Tout ça ne me ressemble pas, le comportement que j'avais il y a quelques minutes ne me ressemble pas. Qu'est ce que le Capitole a fait de moi ? Il nous a tous utilisé et en attendant ils se sont bien amusés. J'avais envie de crier, de lâcher toute la rage, toute la haine que j'ai pour eux mais je suis bien trop faible, je suis mort intérieurement. La flamme qui vivait en moi est presque éteinte et ne brille presque plus, c'est fini. Je me suis salis les mains pour sauver ma propre vie, pour faire plaisir au Capitole, pour leur donner du spectacle. J'ai tué trois enfants qui méritaient de rentrer chez eux, on méritait tous de retrouver notre famille et pourtant...
J'étais à genou, à coté du corps inanimé de Charlie. Son visage s'était apaisé, elle avait l'air si tranquille. On pourrait croire qu'elle est en train de dormir. C'est sûrement parce que de l'autre coté ce n'est pas si horrible que ça ? Peut être même que ça en valait la peine d'y aller, vivre dans un monde meilleur. Mais pourtant la mort à l'air si terrifiante. Mais tel est notre destin comme on dit. Destin de merde oui ! Je peux sentir la présence de ma petite Nat derrière moi. Elle a réussi à vaincre Olympe tout comme moi j'ai réussi à vaincre Charlie. On est les deux seuls survivants et seulement un de nous deux rentrera chez lui. Elle doit être déboussolée mais d'un coté elle est si courageuse pour une enfant de son âge. J'ai envie de la prendre dans mes bras, la rassurer mais je suis incapable de bouger.

Je finis par prendre ma tête dans mes mains et je me laisse aller, je pleure, tout en criant. Mes blessures me font si mal, je suis si faible que ça me rend malade. Ils m'ont détruit. Tout est si injuste. Le Capitole doit sûrement s'attendre à ce qu'on combatte encore, mais je ne leur ferais pas ce plaisir. Je vais laisser Nat gagner, elle a encore tant de choses à vivre, une famille aimante à retrouver. Moi ? Je ne pourrais pas vivre avec tout ça sur la conscience, c'est trop dur à supporter. Je décide enfin à me lever, avec beaucoup de difficultés certes. Je lance un regard vide à ma petite sœur, je voudrais lui sourire, faire comme ci de rien était mais c'est impossible, ça serait mentir. Elle me regarde à son tour, d'un regard perdu. Mon cœur rate un battement, la petite Nat souriante a disparu. Elle s'approcha de moi et me prit dans ses bras faiblement. Je grimace suite à son geste, j'ai mal partout et la blessure que j'ai au bras continue de saigner. Je la serrais tellement fort contre moi. Je ne voulais pas qu'elle s'en aille, je voulais continuer à vivre avec elle. Elle, qui est devenu si fragile à cause du Capitole qui s'est servi de nous. Les larmes continuèrent à rouler le long de mes joues rougies. Puis elle renifla et s'accrocha encore plus fort à moi. C'est bientôt la fin, c'est ça ? J'avais envie de lui dire de rester forte, j'avais même envie de lui dire que je l'aimais mais un sanglot me coupa dans mon élan.

Sa bouche s'approcha de mon oreille, elle tentait de me dire quelque chose. Un dernier au revoir sûrement avant que je rejoigne le monde des morts. Cette même mort qui continue de me faire encore si peur.

« Promets-moi. »

Sa voix se brisa. J'eus un pincement au cœur. La pauvre Nat est détruite de l'intérieur, son cœur est brisé et pourtant elle n'a que treize ans.

« Promets-moi de vivre pour nous deux. »

De vivre pour nos deux ? Je ne comprends pas. C'est plutôt elle qui va vivre pour nous deux, pas moi. Qu'est ce qui va se passer maintenant ? Elle détacha son étreinte de moi, je ne voulais pas. Je voulais rester dans ses bras jusqu'à la fin. Qu'est ce qu'elle fait ? Elle s'éloigne tout doucement de moi. Pourquoi ? J'avais envie de lui crier de m'attendre, que c'est elle qui doit vivre, pas moi. Je ne veux pas de cette vie, oh non. Mais j'étais trop affaibli, rien ne sortait de ma bouche. J'avais cette énorme boule au ventre et ce sanglot qui restait coincé dans ma gorge, c'était si douloureux. Pourquoi fait-elle ça ? Et toi James, pourquoi tu ne bouges pas bordel ? Rattrape la, dit lui ! Bouge toi ! Je la regardais, impuissant, s'approchait du bord, tout près du vide. Elle me sourit, c'est là que je compris ce qu'elle s’apprêtait à faire. L'horreur qu'elle allait commettre. Allez James, un petit effort ! Ne la laisse en aucun cas faire ça ou tu le regrettera. Elle recula d'un petit pas et elle tomba dans le vide. C'est comme ci s'était moi qui tombé à ce moment là, mon cœur lâcha. Je courrais avec tant de difficulté vers le bord de la falaise, tombant plusieurs fois au passage, m'égratignant les mains et les genoux mais je m'en foutais. mon cœur battait à cent à l'heure, ça faisait si mal puis je tombais près du bord en criant et en me tirant les cheveux.

« NAAAAT !! REVIENS ! » Suppliais-je.

Ma respiration était saccadée, mes sanglots m'empêchaient de parler. J'étais brisé, pour toujours. Cette flamme qui vivait en moi est désormais éteinte et ne brillera plus. Je continuais de crier après ma petite sœur, en espérant que ça me la ramènera. C'était moi qui devait mourir, pas elle. Je portais mes mains sur mon ventre en tirant sur mon t shirt, me retenant de vomir. J'en avais presque oublié mes blessures tellement la douleur que je pouvais ressentir intérieurement était forte.

« Pourquoi tu m'as fais ça ? Je ne voulais pas de cette vie Nat, elle était pour toi depuis le début. » Criais-je, impuissant.

Une musique résonna dans l'arène ainsi que la voix du présentateur annonçant ma victoire que j'étais impossible de savourer. Je me laissais tomber sur le dos, tout en continuant de pleurer en laissant l'hovercraft m'emporter.

« N'oublie jamais que je t'aime Nat. » Murmurais-je avant de quitter cette arène.




~ Fin.
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MessageSujet: Re: La Mort est une Fin en Soi [Jour 3]   La Mort est une Fin en Soi [Jour 3] Icon_minitimeDim 24 Fév - 16:06


Un dernier coup de canon retentit dans l'arène n°1. Nat Curtis s'élance dans le vide. Une musique résonne dans l'arène, suivie de prés par la voix du présentateur, qui déclare : "Mesdames et messieurs, je vous présente le grand vainqueur de cette première édition des Hunger Games, James Ferrari Lane !". A ces mots, un hovercraft se matérialise au-dessus du corps mortifié du gagnant. Celui-ci n'a que le temps de l'apercevoir, avant de sombrer d'épuisement.

Mot du MDJ : Bravo à James qui remporte cette 1ère édition ! Cependant, c'est loin d'être fini. Le vainqueur recevra un MP avec les indications pour la suite. Comme nous vous l'avions promis, un tel évènement mérite qu'on s'y attarde. Vous serez mis au courant très prochainement.
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