The Cornucopia : Forum RPG Hunger Games

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 Le destin est un vrai farceur. [Sheeba]

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Narcisse Dawnstar

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MessageSujet: Le destin est un vrai farceur. [Sheeba]   Lun 22 Avr - 21:12

L'heure approche. Je suis tout tremblant, dans la petite salle grise, je reste là, silencieux, en attendant le moment où les jeux commenceront pour moi, et pour les autres. Je me suis porté volontaire pour Echo, personne d'autres. Je me demande ce à quoi elle est en train de penser en ce moment, sûrement à nos parents, tout comme moi. Mais je dois rester avec elle, ne pas m'en éloigner, seul, j'aurais trop peur. Trop peur de tomber sur un carrière. Il me ferait mal, beaucoup trop mal. Ils sont ignobles, ces gens. Ils tuent pour le plaisir. Rien de plus.
Quelqu'un toque. Je sursaute presque, ce n'est qu'un pacificateur. Il me dit de me dépêcher, car l'édition commencera dans moins de 5 minutes.
Mais que fait mon styliste ? Disparu. Apparemment. Je ne sais où...
Je met donc seul ma tenue. Assez serrée, un haut et un short, très légère. Je pense qu'il va faire chaud dans l'arène. Puis il me dit de mettre un bracelet bleu. Je suis hésitant.

-Dans l'arène, tu vas être lié à quelqu'un d'autre, c'est une nouvelle règle. Vous serez deux, et si l'un de vous meurt, l'autre aussi. Ne restez pas trop loin l'un de l'autre, aussi. Bonne chance, petit.

Je m'avance alors lentement vers la plateforme qui m'élevera dans quelques secondes. Pas ça, je vais être séparé d'Echo je le sens.Je veux pleurer. Je tremble. Tout mon corps n'est que peur, angoisse, et désespoir. Nous allons tout les deux mourir dans cette arène, Echo et moi. Je le sais. Je le sens en moi depuis le début. Nous sommes voués à mourir, ensemble, comme tout ce que nous avons fait auparavant. Les larmes me montent aux yeux. Je ne dois pas pleurer, non. Surtout pas.
Tout se met à bouger, je monte dans un tube en verre, mon cœur se met à battre encore plus vite, tout passe rapidement dans ma tête. J

Je commence à sortir lentement. Mais il n'y a qu'une personne près de moi. Une seule.
Sheeba, la carrière du deux. Je pousse un petit cris. Que fait-elle là, et pourquoi suis-je seul avec elle ? Que se passe-t-il ? Mon cœur bat la chamade. C'est donc elle mon allié. Quel comble, un carrière avec un pauvre gosse.
J'entend une sorte de clapoti. Il y a de l'eau, beaucoup d'eau, ça s'étend très loin. C'est quoi ça? Serait-ce la mer? Il y aussi quelques cabanes en bois...

Le gong retentit et je part attraper un des deux sacs.

Puis je me retourne vers mon « allié »

-On... on est allié... je crois...

Je lui montre alors le bracelet.
Echo, pitié, rejoins-moi.
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Sheeba Bagheera

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MessageSujet: Re: Le destin est un vrai farceur. [Sheeba]   Mar 23 Avr - 0:46

Alors on y était enfin. Tous les 24, on allait rentrer dans cette arène et enfin combattre. La partie la plus intéressante de cette gigantesque fête. Bientôt, je pourrais montrer à quel point je suis forte, bientôt, j’exterminerai tous ces morveux qui ont voulu se rebeller contre la puissance du Capitole, bientôt je pourrais gagner et rentrer chez moi couverte de gloire et de richesses, faisant la fierté de ma famille. J’étais tellement impatiente que je n’ai pas pu dormir de la nuit. Ou alors, à moitié et d’un seul œil. Je n’ai pas arrêté de me tourner, de me retourner, de me lever, de faire les cent pas dans ma chambre, de m’accouder à la fenêtre, d’aller dans ma salle de bain pour boire un verre d’eau et j’en passe… Lentement, la lune continuait sa course dans le ciel. Une constante, celle-là. Jamais influencée par l’extérieur, ni par l’intérieur. Quelque part, je l’enviais un peu. Froide et dure comme de la pierre de lune. La combattante idéale… Puis j’ai quitté la fenêtre, pour migrer de nouveaux ailleurs. Hyperactive moi ? Non, juste un peu pressée de faire la seule chose que j’aime, et la raison pour laquelle je suis ici.

***

Je me suis endormie en sursaut à un moment où j’étais en tailleur sur le sol, adossée contre la descente de mon lit. Dans une position qui semblerait à première vue relaxante, mais qui m’a foutu un très mauvais torticolis. La blondasse pot-de-peinture-de-toutes-les-couleurs vint me réveiller. Quelle belle vision dès le matin… Ça donne qu’une seule envie : se rendormir et continuer de rêver à ces jolis katanas dans le centre d’entraînement du district 2… Un beau rêve, assurément. Le temps de me lever, de prendre une petite doucher, de boire un autre verre d’eau, d’enfiler quelque chose de plus présentable et je n’avais qu’en tête mes ennemis. Ils défilèrent un par un devant mes yeux, avec une petite liste de leurs qualités remarquées lors des entraînements. Les carrières et l’alliance potentielle mais explosives, les petits insignifiants des autres districts périphérique, et ceux qui par dessus tout, pourraient être mes première victimes. Parmi eux, les jumeaux du district 12. Cette seule pensée attira un sourire carnassier sur mes lèvres.

Le petit déjeuner était calme : on voyait chacun plongé dans ses propres pensées. J’étais maintenant en mode arène. Tuer, tuer, tuer, gagner. Observer les visages des personnes qui m’entouraient pendant que je trempais mon croissant dans mon chocolat me fit sourire encore une fois. Mais là, c’était un sourire plus moqueur que le premier. Je me suis longtemps attardé sur la table, sachant que c’était ma dernière chance de faire des réserves. Et j’avais un mauvais pressentiment pour la constitution de l’arène… Autant pallier à toutes les éventualités, et boire encore un peu. Je voyais notre truite d’hôtesse qui me regardait attraper la bouteille d’eau : son expression de peur cachée par de la fausse joie était maintenant remplacée par un air de désapprobation.

L’heure approchait à grands pas et je ne tenais plus en place. Je recommençais le même manège que cette nuit : marcher partout la tête basse. Mais à cette hyperactivité se rajoutait quelque chose : une petite boule au ventre, un rien du tout qui signifiait le trac. Oh non, je n’avais pas besoin de ça. J’ai fait une pause un instant dans le canapé du salon, mais un hochement de tête plus tard, j’ai décidé que ce n’était pas mieux. Un rapide coup d’œil à l’horloge m’indiqua qu’il ne nous restait plus beaucoup de temps. Enfin, je commençais à être pressée. Quoi, j’étais impatiente depuis la Moisson ? Ah oui, pas faux.

Eddie n’était pas là, mais j’osais espérer qu’il était dans même état d’esprit que moi, même si je ne le portais pas trop dans mon cœur. On devait quand même au final faire une alliance pour un temps avec les autres carrières… Je serais sûrement la première à faire un coup par derrière à mes principaux rivaux. Comme San, mais lui avait pris beaucoup trop de temps sur les premiers jeux. S’était exposé trop tôt, et on en avait profité. Le Un, là, Nathan, avait choisi malheureusement le trop bon moment. Sinon, nous avions notre propre gagnant. Comme Nightway, qui lui, s’était fait avoir comme un bleu. Il débutait bien, dommage.

***

J’en étais venue à suivre de près la course des aiguilles sur le cadran de notre horloge ancienne. Ce genre de truc devait valoir cher maintenant.

***

Le temps passait lentement. Trop lentement.

***

Soudain, l’aiguille arriva pile au bon endroit. J’ai bondi du fauteuil, sautant sur notre hôtesse, m’arrêtant net dans mon élan quand je me rendis compte de ce que j’étais en train de faire. J’avais échappé à la catastrophe. Elle me regarda d’un triste et désappointé. La truite voulu entamer une phrase, mais elle fut coupé dans son élan par la porte qui s’ouvrit d’un coup sur les pacificateurs qui venaient nous chercher. Enfin, pas trop tôt ! On nous conduisit en direction d’un hovercraft, Eddie et moi. Les autres tributs étaient déjà là.

Enfin la fin du début de l’arène sonnait. Une nouvelle partie commençait, et non la moindre, ni la plus intéressante. Les regards se croisaient, se jaugeaient, se combattaient. En tout cas ceux des carrières. Les autres étaient dans leurs coins, à se morfondre. Certains pleuraient, même. Tant de désespoir me fit sourire, ce même sourire carnassier qui me seyait tant.

Mais on fut vite dispersés, à peine arrivé au lieu. La hâte atteignait maintenant son paroxysme. Mon styliste me tendit la tenue : un short moulant et un débardeur simple. Ok. Il allait faire chaud, très chaud. Sans veste, c’était obligatoire. Puis vint la nouvelle qui me cloua sur place : cette année, on était par binômes. Je fis un dernier tour dans la pièce, essayant de ne pas céder à l’envie de me frapper la tête contre le mur. Je haïssais mon styliste, maintenant. Il venait de m’annoncer la pire nouvelle du siècle. Ça incluait le fait que je ne pouvais gagner seule, que j’allais dépendre de quelqu’un que je ne connaissais pas, que j’allais devoir le protéger pour rester en vie… Totalement contraire à ce que je voulais faire à la base. Ça foutait mes plans en l’air. Génial. Et sadiques comme ils sont, je suis sûre qu’ils vont me mettre avec quelqu’un d’horrible. Je ne voulais plus monter dans ce tube, maintenant. Mais c’était trop tard pour reculer maintenant. Je me suis frappé une dernière fois le front avant de monter dans le tube, les bras croisés, et l’air renfrogné.

Les soixante secondes, enfin. Même dans ces conditions, le moment restait excitant. Puis j’ai tourné la tête, aperçu une frêle silhouette de gamin vaguement apeuré, et personne autour. Narcisse Dawnstar, du District 12. Moissonné avec la jumelle, lui s’est porté volontaire. Et moi qui comptait le tuer quelques heures plus tôt… Donc voilà, on y était enfin. L’arène, avec cette espèce de larve à mes côtés. Génial, on allait aller loin. Surtout qu’on allait devoir apparemment aller chercher les autres… Mais mon sac me redonna un pu le sourire : y était accroché un magnifique katana noir et rouge. J’étais quand même un minimum gâtée… Un rapide tour d’horizon m’indiqua qu’on se trouvait sur une île, avec une jungle et des plages. On aurait au moins le mérite de mourir dans un bel endroit ! À la fin du compte à rebours, j’ai avancé d’un pas tranquille vers ce sac qui me tendait les bras. Une voix pas loin me parvint :

« On... on est allié... je crois... » Ah, il s’était un minimum détitanisé. Il me montrait son bracelet bleu et je remarquai que je portais le même. « Malheureusement, oui. Dis-moi tout ce que tu sais faire, que je vois si on a une chance de gagner ou pas. »

Sans le quitter du regard, je suis allée m’asseoir sur une souche non loin de là, accrochant ma nouvelle lame à ma hanche gauche. Ce poids me réconforta un peu. Mais pendant que je marchais, je ressentis une légère décharge. La relation entre le pourquoi et le fait que je portais le même bracelet que ce boulet fut vite faite : on ne pouvait pas s'éloigner beaucoup de notre "binôme"... Adieu ma souche, je me suis assise dans le sable avec un gros soupir de découragement. On partait mal, très mal. Quand j'ai remarqué la fusée traverser le ciel, je me suis dit qu'il y avait obligatoirement une corne d'abondance, et elle était là. Je comprenais de mieux en mieux la logique de l'arène. C'était comme une sorte de buffet, ou une simple corne sauf qu'on était plus loin que d'habitude... Sans quitter le tracé de la fusée dans le ciel, j m'adressais à mon coéquipier :

« On devrait mieux filer tout de suite à la corne et parler en chemin. Les autres sont sûrement déjà en route. Allez, allez, on perd pas de temps ! »

J'ai mis mon sac sur mon épaule et je suis partie le plus loin possible avant de ressentir ces foutues décharges.


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Narcisse Dawnstar

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MessageSujet: Re: Le destin est un vrai farceur. [Sheeba]   Mar 23 Avr - 16:48

-Malheureusement, oui. Dis-moi ce que tu sais faire, que je vois si on a une chance de gagner ou pas.

Elle va s’asseoir sur une souche d’arbre et accroche sa lame à sa ceinture. Mais je ressens une petite décharge et ne peut me retenir de lâcher un petit cri de douleur. Elle s’est trop éloigner de moi, du coup, décharge. Elle a eu un katana comme arme, et moi, est ce que j’en ai une. Je regarde plus attentivement mon sac et y découvre cinq couteaux. Je lève la tête vers Sheeba, qui s’est approchée de moi. Des couteaux. La seule chose dont je sais à peu près me servir.
Une fusée traverse le ciel, elle part d’une direction, et disparaît dans les nuages. Serait-ce un message ? La corne serait donc là-bas ? Je ne veux pas y aller… c’est une mauvaise idée, tout le monde va se ruer là-bas sans tarder. Mais je suis avec un carrière. Je suis en sécurité, enfin, presque, vu qu’il y en a d’autre dans les parages.
Ah oui, elle m’a posé une question c’est vrai. Je dois y répondre, même si j’ai encore peur de cette personne intimidante. Mais nous sommes liés dans ces jeux. Je dois m’y faire, c’est tout.
J’ouvre la bouche quand elle réplique, alarmée par la fusée.

-On devrait mieux filer tout de suite à la corne et parler en chemin. Les autres sont sûrement déjà en route. Allez, allez, on perd pas de temps !

Elle se lève et met son sac. Je fait de même et met mes couteaux à la ceinture, avec ma dague. J’ai peur de ces armes, elles sont plus tranchantes, plus dangereuses que celles à la maison. On oeut tuer avec ça, et moi, ça me fait peur de tuer.
Je la suis, bien qu’elle aille un peu vite pour moi. Je dois lui répondre.

-Je… je sais grimper aux arbres, je connais assez bien les plantes… surtout les poisons. Je cours assez bien pour mon âge aussi… je ne sais pas faire grand-chose à part ça… à part couper des plantes à la maison… et toi ?

Je la suis toujours, la regardant avec un grand intérêt. J’essaye d’éviter les branchages qui me barrent la route, poussant les herbes qui me bloquent le passage. La végétation est bizarre ici. Tout est grand, tout est humide. J’ai peur. Je veux rentrer chez moi, avec mes parents, et Echo, à la pharmacie…
Echo… avec qui es-tu ? Nous avons perdu une chance de revenir ensembles à la maison. Car nous sommes séparés, désormais.

-Pourquoi tu veux tuer des gens, Sheeba ?

Je regrette un peu d’avoir posé cette question… mais bon je ne risque rien, elle ne me frappera pas, elle n’osera pas.
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